MCP Coros : 5 usages indispensables pour ton entraînement avec l’IA

MCP Coros : 5 usages indispensables pour ton entraînement avec l’IA

Et si tu pouvais discuter de ton entraînement avec une intelligence artificielle qui connaît déjà toutes tes sorties ? C'est exactement ce que permet le MCP Coros, le nouveau connecteur lancé par la marque de montres GPS. Depuis début mai 2026, il relie directement ton compte Coros à un assistant IA comme Claude ou ChatGPT. Plus besoin d'exporter des fichiers ni d'envoyer des captures d'écran : l'IA lit tes données et te répond comme le ferait un coach. Pour le coureur amateur débordé, c'est un outil qui peut vraiment changer la donne, à condition de comprendre ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas, et comment s'en servir sans se compliquer la vie. On fait le tour.

MCP Coros, c'est quoi exactement ?

Commençons par le sigle. MCP veut dire « Model Context Protocol ». C'est une sorte de prise standardisée qui permet à une intelligence artificielle d'aller lire des données dans un service extérieur, de façon sécurisée. Le MCP Coros, c'est donc le connecteur officiel publié par la marque pour qu'un assistant IA puisse accéder à ton historique d'entraînement.

L'image la plus simple : tu donnes à ton IA une clé de lecture sur ton compte. Elle peut regarder, mais pas modifier. Concrètement, cette intégration est pour l'instant en « lecture seule ». L'assistant peut analyser tes séances, ton sommeil, ta charge d'entraînement ou tes prédictions de course, mais il ne peut pas encore créer une séance ni écrire dans ton calendrier. La marque a annoncé que des permissions d'écriture, comme la génération de plans d'entraînement, arriveraient plus tard.

La fonction a été ouverte en test le 4 mai 2026, d'abord auprès des premiers volontaires. Si tu utilises déjà l'application Coros, tu as tout ce qu'il faut côté compte. Le reste tient en quelques minutes de configuration, on y revient plus bas. Autrement dit, la barrière technique est bien plus basse qu'on ne l'imagine au premier abord.

MCP Coros : pourquoi c'est une petite révolution

Pour mesurer l'intérêt du MCP Coros, il faut regarder ce que font les autres marques. La plupart intègrent leur IA à l'intérieur de leur propre application. Garmin réserve ses fonctions intelligentes à son offre payante Connect+. Strava, de son côté, limite l'usage de l'IA dans les règles de son interface de programmation. Le réflexe du secteur, c'est de garder l'athlète dans son écosystème, bien au chaud.

Coros prend le chemin inverse. Plutôt que d'enfermer tes données dans une seule application, la marque te laisse les emmener vers l'assistant IA de ton choix. Ce connecteur est d'ailleurs présenté comme le premier du genre publié par une grande marque de montres d'endurance. Le pari est clair : miser sur l'autonomie de l'athlète plutôt que sur un système fermé.

Pour toi, coureur amateur, le bénéfice est concret. Tu n'es plus prisonnier d'une seule interface. Tu poses tes questions en langage naturel, et c'est l'IA qui va chercher l'information dans tes données. La technique passe au second plan ; ta question passe en premier. C'est un petit basculement, mais il change beaucoup la façon dont on regarde ses propres chiffres.

MCP Coros : 5 usages concrets pour le coureur amateur

Voici cinq façons réalistes d'utiliser le MCP Coros au quotidien, sans être un expert. À chaque fois, tu écris ta demande comme tu parlerais à un coach, en langage de tous les jours.

1. Décortiquer une séance précise. Tu rentres d'une sortie et tu veux comprendre ce qui s'est passé ? Tape par exemple : « Donne-moi les détails de ma sortie d'hier. » L'outil récupère les données et l'IA te les présente avec un peu de contexte et d'analyse, au lieu d'un simple tableau de chiffres bruts.

2. Suivre ta récupération. Le connecteur donne accès à une partie de tes données de récupération : sommeil, variabilité de la fréquence cardiaque, charge d'entraînement. Tu peux demander : « Comment ai-je récupéré de ma grosse sortie d'hier, en comparant ma dernière nuit de sommeil à la précédente ? » L'IA fait le lien entre l'effort fourni et la qualité du repos.

3. Jauger ta préparation avant une course. C'est sans doute l'usage le plus parlant. Une question du type « J'ai une course dans six semaines, est-ce que je suis prêt ? » pousse l'IA à analyser ton historique récent et à te donner un avis contextualisé. Utile pour décider si tu t'inscris à ce semi-marathon ou si tu attends encore un peu.

4. Repérer tes tendances sur la durée. Au lieu de regarder séance par séance, tu prends de la hauteur : « Comment a évolué ma course à pied ce mois-ci ? » L'assistant balaie alors plusieurs semaines et fait ressortir des tendances que tu n'aurais pas vues à l'œil nu, comme une dérive de ta fréquence cardiaque ou un volume qui stagne.

5. Générer des synthèses et des tableaux de bord. Coros met en avant la possibilité de créer rapidement des tableaux de bord ou des feuilles de calcul à partir de tes données. Pratique si tu aimes garder une trace claire de ta saison, ou si tu prépares un bilan avant un objectif important.

Dans tous les cas, garde en tête la limite actuelle : le MCP Coros lit et analyse, mais ne modifie rien. C'est un outil d'aide à la décision, pas un coach automatique qui programme tes séances à ta place. À toi de garder la main sur le plan.

MCP Coros : comment le connecter en 3 étapes

Avant de te lancer, deux conditions. D'abord, un compte Coros, que tu as déjà si tu utilises l'application. Ensuite, un abonnement payant à ton assistant IA : ChatGPT Plus ou Claude Pro. Les versions gratuites acceptent mal ce type de connexion, avec des limites de messages qui rendent l'usage quotidien peu pratique.

Première étape : choisir le bon lien selon ta région. Pour l'Europe, et donc pour un coureur en Suisse romande, l'adresse est mcpeu.coros.com/mcp. L'Amérique du Nord utilise mcpus.coros.com/mcp, et la Chine mcpcn.coros.com/mcp. Copie celle qui te concerne, c'est ce qui évite la plupart des erreurs de connexion.

Deuxième étape : connecter ce lien à ton outil. Dans l'application Claude pour ordinateur, va dans les réglages, puis dans la rubrique des connecteurs, et ajoute un connecteur personnalisé. Colle ton lien, connecte-toi à ton compte Coros quand on te le demande, autorise le partage des données, puis enregistre. La marche à suivre est très proche dans ChatGPT, en passant par le mode développeur des réglages.

Troisième étape : tester. Retourne dans ta conversation et tape par exemple « Montre-moi mes entraînements des deux dernières semaines ». Si l'IA répond avec tes données, c'est gagné. Tu peux retrouver le guide officiel détaillé directement sur le site de Coros, qui tient à jour les liens et les étapes par plateforme.

Un mot sur Gemini : l'assistant de Google ne gère pas encore ce type de connecteur dans son application grand public. Il faut passer par sa version en ligne de commande, réservée aux profils plus à l'aise avec la technique.

MCP Coros et tes données : ce que tu dois savoir

La question de la vie privée est légitime, parce qu'on parle de données de santé. Coros est plutôt clair sur le sujet. Selon la marque, le MCP Coros ne crée pas de nouveau risque par rapport au fait d'utiliser séparément ton compte Coros et ton assistant IA. C'est une couche de connexion encadrée, pas une porte dérobée vers ton compte.

Trois points à retenir. L'accès ne s'active qu'avec ton autorisation explicite : c'est toi qui décides de connecter ton compte. L'intégration reste en lecture seule pour l'instant, donc l'IA ne peut rien modifier. Et tes données Coros restent protégées par les règles de confidentialité de la marque, tandis que tes échanges avec l'IA dépendent des règles de la plateforme que tu choisis.

Une précision importante, en revanche. À côté du connecteur officiel, plusieurs projets non officiels circulent, souvent hébergés sur des dépôts de code public. Ils s'appuient sur des points d'accès non documentés et te demandent tes identifiants Coros. Pour rester serein, mieux vaut s'en tenir au MCP Coros officiel décrit ci-dessus et passer uniquement par les liens fournis par la marque.

MCP Coros : faut-il s'y lancer maintenant ?

Soyons honnêtes : le MCP Coros n'est pas indispensable pour bien t'entraîner. On progresse très bien sans IA, avec de la régularité et un peu de bon sens. Mais comme outil de confort, il est franchement séduisant pour qui aime comprendre ses données.

Pour qui ? Avant tout pour le coureur qui utilise déjà Coros et qui paie déjà un abonnement à Claude ou ChatGPT. Dans ce cas, activer la connexion prend cinq minutes et ouvre une nouvelle façon de dialoguer avec tes chiffres. Pour les autres, ça peut attendre, d'autant que la fonction est encore en phase de test et limitée à la lecture.

Le vrai intérêt, au fond, c'est la disparition de la friction. Avant, analyser ses données demandait d'exporter, de trier, de comparer à la main. Désormais, tu poses une question simple et tu obtiens une réponse contextualisée en quelques secondes. C'est ce gain de temps qui parle le plus quand on court entre le boulot, la famille et le reste.

Tu veux aller plus loin sur l'analyse de tes données et sur les outils qui aident vraiment le coureur amateur ? Retrouve tous les épisodes et articles sur audeladumur.ch, et abonne toi au podcast Au-delà du mur pour ne rien manquer des prochains sujets.

Out Of Bot 3 : 5 enseignements après mon test terrain de ces lunettes

Out Of Bot 3 : 5 enseignements après mon test terrain de ces lunettes

La Out Of Bot 3 promet une chose simple : un verre qui s'adapte tout seul à la lumière, pour que tu n'aies plus à choisir entre deux paires avant de sortir courir. Sur le papier, c'est séduisant. Sur le terrain, est-ce que ça tient ? J'ai pu tester pendant un entraînement cette paire de lunettes photochromiques à technologie électronique, mise à disposition par mon partenaire Bucher & Walt.

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Premier contact avec les Out of - Bot 3

Avant d'entrer dans le détail, une précision d'honnêteté : il s'agit d'un test terrain, pas d'un test en laboratoire. Je n'ai pas mesuré, j'ai documenté un usage réel, sur une sortie. Tu sauras donc exactement ce que j'ai pu vérifier sur la Out Of Bot 3 — et ce que je n'ai pas pu juger.

Out Of Bot 3 : ce que promet cette lunette photochromique électronique

Toutes les lunettes photochromiques ne se valent pas. La grande majorité du marché repose sur un verre qui fonce et s'éclaircit selon les UV et la température, avec un délai plus ou moins long. La Out Of Bot 3 joue dans une autre catégorie : son verre IRID® de troisième génération est électronique.

Concrètement, le fabricant annonce un passage du filtre catégorie 1 à catégorie 3 en moins d'une seconde, avec des gradations illimitées entre les deux. Le tout sans batterie : une cellule solaire intégrée alimente le verre, sans bouton ni réglage. La paire testée monte les branches dites Hybrid et reste fabriquée en Italie.

L'enjeu est clair. Le défaut classique des verres auto-teintants traditionnels, c'est la lenteur : plusieurs secondes pour s'assombrir, ce qui crée un inconfort à chaque entrée de tunnel ou de sous-bois. C'est précisément ce délai que la technologie électronique cherche à supprimer. Toute la question est de savoir si, en course, l'œil perçoit encore une latence.

Côté contenu de boîte, on retrouve un étui rigide, une pochette de protection et une plaquette nasale ajustable. Le prix public se situe à 349 francs. Ce sont les promesses officielles ; voyons ce qu'il en reste une fois les lunettes sur le nez et les jambes en mouvement.

Out Of Bot 3 à l'épreuve du terrain : mon protocole de test

Soyons transparents sur la méthode, parce que c'est elle qui détermine la valeur d'un avis. J'ai porté la Out Of Bot 3 sur un seul entraînement de course à pied, le 13 mai 2026, d'un peu plus d'une heure.

Les conditions étaient idéales pour juger l'essentiel : une alternance de soleil et de nuages, des portions dégagées et de la forêt, sur des chemins accidentés avec de nombreux rebonds. Exactement le type de parcours où un verre lent se ferait remarquer.

Ce que ce test ne dit pas, en revanche : je n'ai pas conservé la paire assez longtemps pour juger la durabilité dans le temps ni la longévité réelle de la technologie IRID. Je ne les ai pas non plus testées sous la pluie ni par grand froid. L'axe entretien reste donc « non évalué » — et je préfère te le dire plutôt que d'extrapoler.

Une session unique a malgré tout sa valeur : le confort, la tenue et la réactivité du verre se révèlent dès la première heure d'effort sur terrain varié. Ce sont les points que je peux juger sans tricher. La fiabilité sur une saison entière, elle, demanderait un suivi sur plusieurs mois — un test à reconduire.

Out Of Bot 3 et confort : la vraie surprise sur sentier

C'est le point qui m'a le plus surpris, et de loin. Ma crainte, avec n'importe quelle paire, c'est l'inconfort qui s'installe après quarante minutes : les branches qui serrent, le pont nasal qui appuie, la monture qui glisse avec la transpiration.

Rien de tout cela avec la Out Of Bot 3. Sur plus d'une heure de sentier, je n'ai tout simplement pas senti les lunettes. Elles sont restées fixées sur mon visage malgré les rebonds du terrain, et les branches ne m'ont pas serré la tête. Je mets ça sur le compte des branches Hybrid et de leurs embouts en silicone.

Détail qui compte pour qui transpire : malgré la sueur, la monture n'a pas commencé à glisser sur le nez — bon ok, le mien n'est pas tout petit. Une seconde plaquette nasale est à disposition dans la boîte pour des autres morphologies de nez que la mienne. C'est la première fois que je recevais une seconde plaquette de ce type avec des lunettes de sport.

Une prise en main soignée

L'unboxing donne le ton : boîte agréable au toucher, étui à coque semi-rigide qui permet de glisser les lunettes dans un sac au milieu d'autres affaires sans craindre de les abîmer. La pochette de rangement fait aussi office de tissu de nettoyage — pratique pour essuyer le verre en pleine sortie.

Out Of Bot 3 en course : la transition de lumière qui change tout

C'est la fonction principale, et la raison d'être de ces lunettes photochromiques : suivre la lumière sans te faire subir de « trou de vision ». Le test le plus parlant, c'est l'entrée en forêt après une portion ensoleillée, ou l'inverse.

Le meilleur compliment que je puisse faire au verre, c'est que je n'ai pas remarqué les transitions. Pas de moment où l'œil patine, pas de seconde d'aveuglement en sortant de l'ombre. J'étais même agréablement surpris de pouvoir garder les lunettes sur le nez en pleine forêt, là où une paire trop sombre m'aurait obligé à les relever.

Le « trou de vision » dont je parle, tout coureur le connaît : ce dixième de seconde où, en débouchant d'une forêt en plein soleil, on ne voit plus la racine ou la pierre devant soi. Sur terrain accidenté, c'est exactement le moment où l'on se tord une cheville. Ne plus avoir à y penser, c'est de la sécurité autant que du confort. Sur cet axe, la Out Of Bot 3 tient sa promesse électronique.

out of bot 3
Aperçu à l'entrée de la clairière.

Out Of Bot 3 à 349 francs : le rapport qualité-prix en question

Venons-en au sujet qui fâche. La Out Of Bot 3 coûte 349 francs, et c'est le seul axe où je n'ai pas mis la note maximale.

Il faut être lucide : justifier 349 francs pour une paire de lunettes de sport n'a rien d'évident. Le marché déborde de modèles à tous les prix, et beaucoup protègent correctement les yeux. La technologie électronique a un coût, et elle parlera surtout à celles et ceux qui veulent combiner style et adaptativité à la lumière, plutôt qu'au coureur qui cherche d'abord le meilleur rapport protection-prix.

C'est une question de priorités, pas de qualité : le produit fait ce qu'il annonce. Reste à savoir si un budget de cette ampleur correspond à ta pratique et à la fréquence de tes sorties dans des conditions de lumière vraiment changeantes.

Out Of Bot 3 : pour qui, et mon verdict

Sur les axes que j'ai pu valider, la Out Of Bot 3 décroche une moyenne de 4,6 sur 5. Prise en main, confort, performance et finitions sont au sommet ; seul le rapport qualité-prix tire la note vers le bas. L'axe entretien, lui, n'a pas été évalué — test trop court.

Mes 3 points forts

  • La protection et le confort visuel, quelles que soient les conditions.
  • La transition entre les différentes luminosités, totalement transparente.
  • Le confort, même quand les kilomètres s'enchaînent sur terrain accidenté.

Mon point faible

  • Le prix. Puis le prix. Et encore le prix.

Pour qui c'est fait ? Honnêtement, je ne vois pas de public à qui la Out Of Bot 3 serait déconseillée : elle fonctionne très bien en course à pied. Mais son atout — l'adaptation ultra-rapide — brille encore davantage pour un cycliste, qui enchaîne parfois des conditions de luminosité bien plus violentes et changeantes qu'un coureur.

Mon action concrète pour toi cette semaine : avant ton prochain achat de lunettes, liste les trois conditions de lumière que tu rencontres vraiment sur tes sorties. Si tu passes sans cesse de l'ombre dense au plein soleil, une paire photochromique réactive vaut l'investissement. Sinon, garde ton budget.

Pour aller plus loin

La fiche technique officielle de la Out Of Bot 3 est consultable ici : Out Of Bot 3 sur out-of.com.

Et toi, tu cours avec des lunettes ou tu t'en passes ? Dis-le moi en commentaire — et abonne-toi au podcast Au-delà du mur sur Apple Podcasts, Spotify ou Deezer pour ne rien manquer des prochains tests.

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Swiss Canyon Trail 2026: 5 infos sur cette course légendaire

Swiss Canyon Trail 2026: 5 infos sur cette course légendaire

Le Swiss Canyon Trail fait partie de ces courses qu'on n'oublie pas facilement. Pas parce qu'elle est facile — elle ne l'est pas — mais parce que les gorges du Val-de-Travers, dans le canton de Neuchâtel, ont quelque chose d'unique. Ce week-end du 29 au 31 mai, la 31e édition réunit plus de 3 500 coureurs sur cinq distances. Que tu aies envie de te lancer un jour ou simplement de comprendre ce qui fait la réputation de cet événement, voici ce qu'il faut savoir.

Copyright: Swiss Canyon Trail

1. Le Swiss Canyon Trail, c'est quoi exactement ?

Fondé en 1994 sous le nom de Trail de l'Absinthe — un clin d'œil à la boisson emblématique du Val-de-Travers — l'événement s'est rebaptisé Swiss Canyon Trail en 2015. Trente ans plus tard, il figure parmi les trails les plus anciens et les plus respectés du continent européen.

En 2026, tous les départs et arrivées se font depuis le centre sportif de Couvet, village niché dans la vallée neuchâteloise à quelques kilomètres de la frontière française. Le terrain ? Des chemins forestiers, des sentiers mono-traces, des canyons, des falaises, des gorges et des cascades. Le décor est spectaculaire, l'effort l'est tout autant.

Cinq distances sont au programme :

  • 111 km — 5 300 m D+ (l'épreuve reine, départ vendredi 29 mai à 5h00)
  • 81 km — 3 500 m D+ (départ samedi 30 mai à 6h00)
  • 51 km — 2 600 m D+ (départ samedi 30 mai à 7h15)
  • 31 km — 1 400 m D+ (départ samedi 30 mai à 14h45)
  • 16 km — 600 m D+ (départ samedi 30 mai à 15h45, ouvert aussi en marche nordique)

2. Une édition 2026 avec une date inédite

Depuis sa création, le Swiss Canyon Trail se courait traditionnellement en juin. Ce n'est pas le cas cette année. Pour sa 31e édition, l'organisation a décidé de décaler l'événement sur le week-end de la Pentecôte, du 29 au 31 mai 2026. Un changement exceptionnel qui permet d'attirer non seulement les coureurs, mais aussi leurs accompagnants, et d'allonger les séjours touristiques dans la région.

Cette édition marque également une inflexion stratégique pour les organisateurs : le Swiss Canyon Trail quitte le cadre des World Trail Majors pour se doter d'une plus grande liberté éditoriale et tisser des partenariats plus ciblés avec des acteurs internationaux du trail. Une collaboration avec le Mont Fuji Trail (Japon) a notamment été annoncée.

Côté partenaires, Kailas FUGA est reconduit comme sponsor titre pour la deuxième année consécutive, rejoint par deux nouveaux noms : Neversecond pour la nutrition et Coros pour la technologie.

3. Un plateau d'élites de très haut niveau

Si le Swiss Canyon Trail est d'abord une fête populaire pour les coureurs amateurs, le niveau des élites engagés cette année mérite qu'on s'y arrête.

Sur le 111 km

Le Portugais Miguel Arsenio aura fort à faire pour s’imposer une troisième fois. L’an passé, il avait remporté le 111K en 10h45. Côté femmes, l’édition 2025 avait révélé Ariane Wilhem, athlète neuchâteloise, qui avait triomphé sous des conditions météo extrêmes en 13h31. La Suissesse ne ralentit pas : elle vient de remporter l’UTS 100K (Ultra-Trail Snowdonia, pays de Galles) le 16 mai dernier en 16h02, terminant 14e du classement général. Une perfé qui en fait l’une des favorites du 111K cette année.

Sur le 81 km

L'Italien Davide Cheraz fait figure de grand favori chez les hommes. Vainqueur du TOR30 2025 et détenteur du record du Trail Menorca 85K, il possède 887 points ITRA. Il sera attendu par le Français Clovis Chaverot, Léo Rogaume (3e de la TDS UTMB 2025 sur 148 km), Stephen Roux, et l'Italien Davide Rivero, déjà 2e sur cette distance l'an passé. Les couleurs suisses seront défendues par Ian Dargaud et Grégoire Fatton, locaux bien connaisseurs du terrain. Chez les femmes, la Française Manon Campano arrive en grande forme après une 2e place à la Diagonale des Fous 2025 — son premier 100 miles. Elle affrontera notamment Sabine Ehrström, vice-championne de France de Kilomètre Vertical.

Sur le 51 km

Le plateau international ne faiblit pas : l’Italien Damiano Lenzi (Kailas FUGA Team), le Roumain Sorecau Catalin, le Belge Guillaume Deneffe (17e à l’UTMB 2025) ou encore le Polonais Adrian Bednarek composent un départ résolument ouvert.

« Courir pour unir » : Frédéric Splendore au départ du Swiss Canyon Trail

Parmi les 3 500 coureurs au départ ce week-end, il en est un dont la présence au Swiss Canyon Trail prend une dimension particulière. Frédéric Splendore, 33 ans, champion suisse du 100 km en 2023 et vice-champion en 2024, s’aligne sur le 31K ce samedi — non pas pour la médaille, mais comme dernière course d’entraînement avant de partir, le 24 juillet depuis Monaco, pour un projet hors normes : relier Monaco à l’Ukraine à pied en 50 jours, via la Via Alpina et les lieux de mémoire de l’Europe de l’Est. Soit 4 200 km, 140 000 m D+, 14 pays — l’équivalent de 17 Everest à la suite.

Son projet s’appelle « Courir pour unir » (« Beyond Borders » en anglais). Il vise à porter un message de paix et de solidarité en faveur des populations ukrainiennes touchées par le conflit, via une récolte de dons reversés à la Chaîne du Bonheur. Pompier professionnel de formation, Splendore a quitté son poste en 2025 pour se consacrer pleinement à ce défi. Il sera entouré d’une équipe d’une dizaine de personnes — entraîner, kinésithérapeute, préparateur mental — et vise un rythme capable d’établir un record sur le nouveau tracé de la Via Alpina (FKT).

Je lui ai consacré un épisode du podcast Au-delà du mur, disponible ce samedi 30 mai. Si son histoire te touche et que tu veux soutenir la récolte solidaire, retrouve toutes les informations sur son site [Site internet de Frédéric Splendore].

5. Les chiffres qui donnent le vertige

La 30e édition, disputée en juin 2025, avait rassemblé 3 384 inscrits — une hausse de 13 % par rapport à 2024 — dont 3 000 au départ effectif. Plus de 650 bénévoles et entreprises locales mobilisés. Seize points de ravitaillement. Près de 10 tonnes de nourriture et de boissons distribuées sur les parcours. Plus de 1 700 portions de pâtes servies lors de la Pasta Party.

Un détail particulièrement intéressant pour mesurer l'impact de la course : pour 26 % des participants, c'était une première visite dans la région neuchâteloise. Et 87 % déclaraient vouloir y revenir. Ce n'est pas anodin pour un territoire qui mise sur le tourisme sportif.

5. Ce que cette course peut t'apporter, même si tu ne t'y inscris pas

Je couvre régulièrement des événements de trail en Suisse romande, et ce qui m'intéresse dans le Swiss Canyon Trail, c'est moins le classement final que les histoires qui se jouent sur les sentiers : le coureur de 47 ans qui boucle son premier 81K, la coureuse qui revient après une blessure, le bénévole qui prépare l'organisation depuis des mois.

Si tu es coureur amateur — quelle que soit ta distance — regarder des événements comme celui-ci peut être une source d'inspiration concrète. Comment les élites gèrent-ils leur nutrition sur un 111K ? Comment s'organise-t-on pour soutenir un proche sur un ultra ? Quels sont les signaux d'alerte à surveiller lors d'une sortie longue en montagne ?

Ces questions, j'en parle régulièrement dans les épisodes du podcast Au-delà du mur. Si le sujet te parle, je t'invite à découvrir le podcast Au-delà du mur.

Découvre le podcast Au-delà du mur: https://audeladumur.ch/

Résumé rapide

Swiss Canyon Trail — 29-31 mai 2026 · Couvet, Val-de-Travers (NE) · 31e édition · 5 distances : 16K à 111K · Plus de 3 500 coureurs · Départs et arrivées au centre sportif de Couvet · Certifié ITRA.

🔗 Site internet de l'organisateur: Swisscanyontrail.com (source officielle)