Courbatures: le résultat de 2 études et ce qui a vraiment fonctionné pour moi

Courbatures: le résultat de 2 études et ce qui a vraiment fonctionné pour moi

Vous avez terminé votre semi-marathon, votre marathon ou cette grosse descente en trail il y a quelques heures ?

Le sentiment d'accomplissement est encore là, l'adrénaline retombe doucement, et pourtant, vous le sentez déjà : les premiers tiraillements pointent le bout de leur nez dans vos quadriceps ou vos mollets. Vous le savez d'expérience : demain, ou plus probablement dans 48 heures, les courbatures seront là, potentiellement invalidantes.

C'est le scénario classique que vivent des milliers de coureurs amateurs chaque week-end. La question qui brûle les lèvres de tous, des débutants aux athlètes confirmés, est toujours la même : « Que faire concrètement pour limiter la casse et récupérer plus vite ? »

Faut-il se jeter immédiatement dans un bain glacé dès la ligne d'arrivée franchie ? Faut-il passer 20 minutes à se torturer sur un rouleau vibrant dernier cri ? Ou au contraire, faut-il privilégier l'immobilité totale et le repos ? Et si la solution venait de votre assiette avec des compléments comme le curcumin ?

Dans le dernier épisode du podcast Au-delà du mur, je ne me suis pas contenté de répéter des conseils génériques. J’ai pris le temps de décortiquer plusieurs méta-analyses scientifiques majeures publiées fin 2025 et début 2026. J’ai confronté ces données froides à ma propre expérience de terrain, notamment ma saison 2025 où j’ai battu tous mes records personnels tout en limitant la douleur.

L'objectif de cet article et de l'épisode associé est de faire le tri entre les mythes tenaces et la réalité physiologique pour mieux gérer vos courbatures sans tomber dans les pièges qui pourraient nuire à votre progression future.

Vignette de l'article de blog sur les courbatures

1. 1. Comprendre l'origine des courbatures : Au-delà de la simple douleur

Avant de parler solutions, il est impératif de comprendre le problème dans sa globalité. Trop souvent, les courbatures sont assimilées à une simple fatigue musculaire ou à une accumulation d'acide lactique. C'est une erreur biologique fondamentale.

Les courbatures, ou Delayed Onset Muscle Soreness (DOMS) dans la littérature scientifique, sont un phénomène complexe qui apparaît typiquement 24 à 72 heures après un effort intense. Ce délai est crucial : si vous avez mal immédiatement, c'est une fatigue aiguë. Si la douleur culmine deux jours après, ce sont bien des courbatures.

Elles surviennent principalement lors d'efforts comportant une forte proportion de contractions excentriques. C'est le cas lorsque vous freinez votre poids de corps dans une longue descente de trail, ou lors de l'impact répété au sol durant un marathon sur route. Lors de ces mouvements, le muscle s'allonge tout en se contractant pour freiner le choc. Cette tension mécanique excessive provoque des micro-lésions au niveau des sarcomères, les unités contractiles du muscle.

Physiologiquement, le processus est le suivant :

  1. Lésion structurelle : Des perturbations apparaissent au niveau des lignes Z des fibres musculaires.
  2. Réponse inflammatoire : Le corps identifie ces micro-déchirures et envoie des cellules immunitaires (neutrophiles, macrophages) sur la zone pour nettoyer les débris cellulaires.
  3. Œdème et douleur : Cette inflammation locale crée un gonflement intramusculaire qui comprime les terminaisons nerveuses, générant la douleur caractéristique des courbatures.

Le piège majeur dans lequel tombent beaucoup de coureurs est de vouloir supprimer totalement cette inflammation. Comme je l’explique longuement dans l’épisode, l’inflammation n’est pas l’ennemie ; c’est le signal d’alarme indispensable qui lance le processus de reconstruction et de surcompensation. Si vous bloquez ce signal trop brutalement (par exemple avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou un froid excessif mal timing), vous risquez de perturber l'adaptation musculaire.

L’objectif n’est donc pas de faire disparaître magiquement les courbatures, mais de gérer leur intensité pour qu'elles restent supportables et ne vous empêchent pas de reprendre un entraînement cohérent quelques jours plus tard.

2. Bain glacé et courbatures : L’arme à double tranchant révélée par la science

C’est sans doute le sujet qui fâche le plus dans le monde de la course à pied. Pendant des décennies, le bain glacé (Cold Water Immersion ou CWI) a été vendu comme la solution miracle absolue pour éliminer les courbatures. Les vestiaires des stades et les villages de course en étaient remplis.

Femme prenant un bain au milieu du lac

Cependant, une méta-analyse majeure publiée début 2026 par Zhu et al. (que je détaille dans le podcast) vient bouleverser nos certitudes. Cette étude a passé au crible des dizaines d'essais randomisés pour évaluer l'efficacité réelle du froid.

Ce que dit l’étude de 2026 sur les courbatures

Les résultats sont nuancés et dépendent entièrement de votre objectif à court terme :

  • Le point positif : L’immersion dans l’eau froide (entre 11°C et 15°C, pendant 12 à 15 minutes) réduit significativement la perception de la douleur et diminue les marqueurs inflammatoires sanguins (comme la créatine kinase) dans les 24 à 48 heures. Si votre seul but est de vous sentir moins mal le lendemain matin, le bain froid fonctionne contre les courbatures.
  • Le point négatif (et crucial) : L'étude met en garde formellement. Le froid inhibe les voies de signalisation cellulaire responsables de l'hypertrophie et de la force. Concrètement, il réduit la puissance explosive et la force maximale pendant les 24 heures suivant l'immersion.

Mon analyse pour le coureur amateur

Si vous venez de finir un marathon et que votre seul objectif est de marcher correctement le lendemain pour rentrer chez vous, le bain froid est une option valable pour soulager les courbatures.

En revanche, si vous êtes en période de compétition rapprochée, ou si vous avez prévu une séance de seuil ou de côtes le surlendemain, le bain glacé est contre-productif. Vous risquez d'avoir moins de "punch" et de puissance à la foulée. La science montre que le froid "endort" la réactivité neuromusculaire.

La bonne stratégie optimisée :

  • Timing : N'utilisez le froid qu'à J+1 ou J+2, jamais immédiatement après l'effort si vous devez performer dans les 24h suivantes.
  • Profondeur : Une immersion partielle (jusqu’à la taille ou aux hanches) suffit pour soulager les jambes et gérer les courbatures sans provoquer un choc thermique systémique trop violent qui affecterait tout votre organisme.
  • Durée : 10 à 12 minutes suffisent. Au-delà, les bénéfices stagnent et les risques d'hypothermie légère augmentent.

3. Rouleaux vibrants et massages : Utiles ou non pour les courbatures ?

Pistolet de massage sur jambe
image avec un pistolet de massage

Autre grande question qui divise la communauté des coureurs : faut-il investir dans un rouleau vibrant haut de gamme ou prendre rendez-vous chez le kiné immédiatement après la course pour traiter les courbatures ?

Une autre étude pertinente de 2026, menée par Wu et al., s'est penchée spécifiquement sur cette comparaison entre rouleaux vibrants, rouleaux classiques (foam rolling) et étirements statiques post-effort.

Le verdict scientifique sur les courbatures

Les résultats sont surprenants pour beaucoup d'entre nous qui voyions le rouleau comme un outil de réparation mécanique :

  • Sur le plan physiologique : L'étude ne montre aucune différence statistiquement significative sur la raideur musculaire objective, la récupération de la force maximale ou les marqueurs inflammatoires à 48 heures entre les groupes ayant utilisé le rouleau et ceux n'ayant rien fait. Le rouleau ne "casse" pas les adhérences ni ne répare les fibres lésées responsables des courbatures.
  • Sur le plan psychologique et subjectif : En revanche, les athlètes ayant utilisé le rouleau vibrant ou reçu un massage rapportent systématiquement une meilleure perception de leur récupération et une sensation de jambes plus légères.

Mon conseil pratique

Il ne faut pas jeter le rouleau à la poubelle pour autant. Ne comptez simplement pas sur lui pour "réparer" vos fibres musculaires magiquement. Son pouvoir est avant tout neurologique et psychologique.

Si l'utilisation du rouleau vous aide à vous sentir moins "rouillé" mentalement face aux courbatures, alors foncez ! La récupération est un processus holistique qui inclut l'état mental. Si vous êtes détendu, moins stressé par la douleur, vous dormirez mieux. Or, c'est durant le sommeil profond que se sécrète l'hormone de croissance et que se fait la vraie réparation tissulaire. Le rouleau est donc un outil de confort et de gestion du stress, pas un outil de réparation structurelle des courbatures.

4. Mon astuce perso : La sortie de 30 minutes contre les courbatures

C’est le cœur de ma stratégie personnelle, celle que j’ai appliquée rigoureusement durant toute l’année 2025, une année où j'ai battu tous mes records personnels. Alors que la science débat sur les bienfaits relatifs du froid et des massages, ma pratique de terrain est formelle sur un point : l’immobilité totale est souvent la pire ennemie des courbatures.

Ma méthode de "relance active" : Le lendemain d’une course intense (qu'il s'agisse d'un semi, d'un marathon ou d'un trail technique), je ne reste pas couché. Je ne fais pas le "paresseux". Je m'impose une sortie très spécifique :

  • Durée : 30 minutes maximum. Pas une minute de plus.
  • Intensité : Très basse, en dessous du premier seuil aérobie. Je dois pouvoir tenir une conversation complète sans être essoufflé.
  • Terrain : Plat, sans dénivelé pour ne pas solliciter les muscles en excentrique.

Pourquoi ça marche si bien contre les courbatures ?

  1. Vascularisation mécanique : Le mouvement doux agit comme une pompe. Cela relance la circulation sanguine et lymphatique sans créer de nouvelles lésions musculaires.
  2. Nettoyage accéléré : Ce flux sanguin accru apporte des nutriments frais (acides aminés, glucose) aux muscles endommagés et évacue les déchets métaboliques et les médiateurs de l'inflammation beaucoup plus vite qu'au repos complet.
  3. Ressenti psychologique : Chez moi, comme pour beaucoup de coureurs, les grosses courbatures arrivent toujours 48h après l’effort. Cette sortie de 30 minutes agit comme un tampon. Elle "huile la machine" et atténue considérablement le choc de rigidité que je ressentirais autrement le surlendemain.

C'est une astuce simple, gratuite, et qui a transformé ma façon de gérer l'après-course. Elle permet de transformer des courbatures paralysantes en une simple raideur gérable.

5. Renforcement musculaire : La prévention ultime des courbatures

Si je parle de récupération, il est impossible de ne pas aborder la prévention. Si vous souffrez énormément après chaque course, si vos courbatures vous clouent au lit pendant trois jours, c'est peut-être le signe que votre "châssis" n’est pas assez solide pour l'effort demandé.

En 2025, la clé de ma progression n'a pas été d'augmenter mon volume de course, mais d'intégrer un renforcement musculaire spécifique. Des fessiers puissants absorbent une grande partie des chocs de la descente, épargnant ainsi les quadriceps. Des mollets endurants et gainés limitent les micro-traumatismes à chaque foulée.

Intégrer deux séances de renforcement de 20 minutes par semaine (squats, fentes, gainage dynamique, pliométrie légère) est le moyen le plus efficace à long terme pour atténuer l’apparition future des courbatures. C'est la base fondamentale pour courir plus vite, plus loin, et rester en bonne santé sur la durée. Un muscle fort se déchire moins et s'enflamme moins qu'un muscle faible soumis à la même charge.

6. Curcumin et courbatures : La piste naturelle validée par la recherche

Je termine ce tour d'horizon par une piste naturelle passionnante mentionnée dans l'épisode et souvent oubliée : le curcumin.

Une revue systématique récente (Popescu-Radu et al., 2024) a évalué l'impact de la supplémentation en curcumin sur les dommages musculaires induits par l'exercice. Les résultats sont prometteurs pour la gestion des courbatures.

Le curcumin, grâce à ses puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires naturelles, semble aider à réduire la perception de la douleur et à limiter l'augmentation des enzymes musculaires (comme la créatine kinase) après un effort excentrique intense. Il agit en modulant les voies inflammatoires (comme NF-kB) sans les bloquer brutalement comme le feraient des médicaments chimiques.

Points de vigilance importants :

  • Biodisponibilité : Le curcumin seul est très mal absorbé par l'organisme. Pour qu'il soit efficace contre les courbatures, il est impératif de l'associer à de la pipérine (extraite du poivre noir) ou d'utiliser des formes technologiques encapsulées (comme les phytosomes ou les particules lipidiques) qui augmentent son absorption jusqu'à 2000 %.
  • Timing : La supplémentation semble plus efficace en prévention (quelques jours avant l'effort) et en cure continue durant les périodes d'entraînement chargées, plutôt qu'en prise unique après la course.

Ce n’est pas une solution magique qui remplacera le sommeil ou la nutrition, mais dans une approche globale, c’est un outil complémentaire intéressant pour les coureurs sujets à de fortes courbatures récurrentes.

Conclusion : Une approche globale pour mieux gérer ses courbatures

Les courbatures font intrinsèquement partie du jeu du coureur amateur qui accepte de se dépasser et de repousser ses limites. Elles sont la preuve que vous avez fourni un effort significatif.

Cependant, comme nous venons de le voir grâce aux études de 2026 et au retour d'expérience terrain, vous n’êtes pas obligé de les subir passivement en attendant que ça passe. Une stratégie intelligente combine plusieurs leviers :

  • Utilisez le froid avec une grande intelligence (privilégiez J+2, évitez J-1).
  • Utilisez le rouleau pour le bénéfice mental et la détente, pas comme une réparation miracle.
  • Adoptez systématiquement la sortie de "relance" de 30 minutes le lendemain.
  • Renforcez-vous toute l’année pour prévenir l'apparition des courbatures.
  • Explorez la piste du curcumin en complément nutritionnel si nécessaire.

Vous voulez entendre tous les détails, mes ressentis précis sur ma saison 2025, et approfondir chaque point de la gestion des courbatures avec des exemples concrets ?

🎧 Écoutez l'épisode en intégralité

Retrouvez ci-dessous le lecteur pour écouter l'épisode dès maintenant, ou continuez la lecture pour découvrir les points clés.

Vous voulez progresser et vous avez peu de temps?

J'ai récemment publié un épisode dans lequel nous revenons avec mon invité sur la sacralisation de l'entraînement en zone 2. Si les sportifs d'élite peuvent accumuler des dizaines de bornes par semaine, c'est aussi parce que c'est leur métier. Mais pour les amateurs (comme moi) "l'école du volume" nécessite de consacrer de nombreuses heures d'entraînement en plus et le succès n'est pas forcément toujours au rendez-vous.

Envie d'en savoir plus?

Marathon: 6 principes forts pour progresser sans la religion de la zone 2

Marathon: 6 principes forts pour progresser sans la religion de la zone 2

02 mars 2026

Marathon: 6 principes pour progresser sans religion de la zone 2

Image blog de l'épisode fin de la zone 2

Tu as déjà entendu : “Pour progresser, fais 80% en zone 2.”
Sur le papier, ça rassure. Dans la vraie vie (boulot, enfants, fatigue), ça devient vite une source de culpabilité… et parfois de stagnation.

Le point clé : la zone 2 n’est pas “mauvaise”. Le problème, c’est quand on la transforme en religion et qu’on oublie la réalité du coureur amateur. Les principes ci-dessous sont une boussole simple pour progresser au marathon (et aussi au semi-marathon) avec un agenda chargé — applicable pour Marathon Zurich, le marathon de Genève ou le marathon de Lucerne.

Sortir de la religion “zone 2”

La zone 2 a du sens : elle aide à courir facilement, à récupérer, à construire une base. Mais elle ne doit pas prendre toute la place.
Si tu as peu de temps, une règle est plus utile que “80/20” : chaque séance doit avoir une intention (récupérer, progresser, construire du long). Ce n’est pas la zone qui fait le progrès, c’est la cohérence semaine après semaine.

La séance facile : ton assurance long terme

Beaucoup de coureurs font l’erreur inverse : ils ajoutent du “dur” partout.
La séance facile, c’est ton assurance : elle entretient la régularité, protège ta récupération, et te permet de refaire une séance qualité deux jours plus tard.

Objectif : tu finis en te disant “j’aurais pu continuer”.
C’est exactement ce qui te permet d’enchaîner des semaines solides… et de progresser sans t’épuiser.

La séance facile : ton assurance long terme

Beaucoup de coureurs font l’erreur inverse : ils ajoutent du “dur” partout.
La séance facile, c’est ton assurance : elle entretient la régularité, protège ta récupération, et te permet de refaire une séance qualité deux jours plus tard.

Objectif : tu finis en te disant “j’aurais pu continuer”.
C’est exactement ce qui te permet d’enchaîner des semaines solides… et de progresser sans t’épuiser.

Le long intelligent : indispensable pour le marathon

Oui, pour un marathon, tu as besoin d’un long. Mais pas pour “cocher la zone 2”.
Le long sert à construire :

  • la résistance musculaire (pieds/jambes)

  • la tolérance à l’impact

  • la capacité à rester efficace quand la fatigue monte

La règle d’or : progressivité.
Tu n’as pas besoin de faire 2h30 tous les dimanches. Tu as besoin de faire un long qui grandit lentement, avec des semaines plus stables. Ce principe est valable pour Marathon Zurich, le marathon de Genève ou le marathon de Lucerne : peu importe la course, ton corps doit encaisser la durée.

Blessures : le danger, c’est le changement brutal

On pense que “plus de volume = plus de blessures”. En pratique, ce qui casse souvent, c’est le changement : augmentation trop rapide de volume, d’intensité… et surtout de la plus longue séance.

Une protection simple :

  • augmenter une seule variable à la fois

  • garder des semaines “stables”

  • si tu ajoutes de la qualité, ne fais pas bondir le long le même week-end

Le coureur durable n’est pas celui qui force le plus. C’est celui qui progresse le plus longtemps.

Écoute de soi : la règle qui bat toutes les règles

Les zones sont parfois floues, et ton état varie (sommeil, stress, boulot, enfants). L’outil le plus fiable reste l’écoute de soi.

Repère concret :

  • séance facile : tu peux parler sans te crisper

  • séance qualité : tu finis “bien entamé” mais pas détruit (7–9/10), et tu peux récupérer

  • long : tu construis, tu ne “te prouves” rien

C’est cette logique qui te fait progresser sur semi-marathon et sur marathon, sans tomber dans le dogme.

Conclusion + question

Que tu prépares Marathon Zurich, le marathon de Genève ou le marathon de Lucerne, l’idée est la même : qualité + progressivité + écoute de soi.

💬 Question : tu es plutôt team sortie longue 🐢 ou team séance courte et intense ⚡️ ?

Si tu préfères voir plutôt qu’écouter, j’ai une bonne nouvelle : l’épisode est dispo en vidéo 👇
Regarde-la juste en dessous et dis-moi en commentaire ce que tu retiens le plus : tu es plutôt team sortie longue du dimanche 🐢 ou team séance courte et intense ⚡️ ?
Et si la discussion t’aide, abonne-toi à la chaîne YouTube, mets un like, et partage la vidéo à un ami qui s’entraîne toujours à la même allure.

Reste connecté pour découvrir les derniers épisodes

📩 Reçois l’alerte sortie : un email par épisode. Zéro spam.

Débute l'aventure aujourd'hui!

Des épisodes avec des experts de la santé et du sport pour t'aider à progresser ainsi que des récits de héros ordinaires t'attendent. 

10km de Payerne: 5 conseils avant la course

10km de Payerne: 5 conseils avant la course

23 février 2026

10km de Payerne: 5 conseils avant la course

Vignette de l'article de blog sur la course des 10km de Payerne au format 3000 x 3000

Le 10km de Payerne, c’est le retour des dossards, le retour du chrono… et souvent le premier 10 km de la saison. Si tu as déjà senti ce stress à l’échauffement (“et si je pars trop vite ?”, “et si j’ai mal mangé ?”), cet article te donne une check-list concrète. Objectif : arriver sur la ligne du 10km de Payerne avec un plan clair, sans improvisation.

Je cours le 10km de Payerne depuis 2019 et j’y reviens pour une raison simple : c’est un test parfait pour lancer l’année. Pas une finale. Cette course te permet de mesurer ta forme hivernale, ta gestion du rythme, ton mental… et ta capacité à rester lucide quand ça pique.

Convertisseur d’allure

Entre ton allure en min/km (ex: 4:30) ou ta vitesse en km/h. L’autre champ se met à jour automatiquement.

Le 10km de Payerne est un test, pas un verdict ✅

Ici, tu n’as pas besoin de “prouver” ta valeur dès le premier dossard. Tu viens chercher des informations :

  • Est-ce que mon allure cible est réaliste ?

  • Est-ce que je gère mon stress ?

  • Qu’est-ce que je dois ajuster pour la suite de la saison ?

Si ça ne se passe pas comme prévu, ce n’est pas “foutu”. C’est un feedback.

Reconnais le parcours (même si c’est près de chez toi) 🗺️

Erreur numéro 1 que je vois (et que j’ai faite) : arriver sans avoir repéré. Le 10km de Payerne est composé de deux boucles identiques, avec un dénivelé faible. Ça paraît “facile”… jusqu’au moment où tu te retrouves enfermé dans un virage ou surpris par une relance.

✅ Ce que je recommande avant la course :

  • 20–30 min de repérage à vélo ou à pied

  • repérer 2 zones “relance” et 2 zones “calme”

  • identifier où se placer pour éviter les bords du parcours dans les virages

Reste dans ta bulle à l’échauffement 🎧

Sur le 10km de Payerne, l’échauffement peut te faire perdre la course avant même le départ. Je l’ai vécu : tu vois les autres courir longtemps, tu veux “faire sérieux”, tu allonges ton échauffement… et tu entames tes réserves.

Routine simple :

  • arrive 60 min avant

  • mets ton casque (anti-bruit si tu en as)

  • échauffement court, progressif, sans te comparer aux autres

Ton corps, ton rythme, ton objectif. Point.

3 repères ultra simples pour gérer l’allure ⏱️

Beaucoup partent au feeling… puis explosent. Sur cette course, je te conseille 3 repères :

  1. Allure cible (ex : 5:00/km)

  2. Split à 5 km (ex : 25:00)

  3. Sensation (RPE) : vise 7/10 au début

Règle : si tu es déjà à 8–9/10 au km 2, ralentis. Si tu te sens “trop bien”, garde ton calme : ce n’est pas dans les 2 premiers kilomètres que tu gagnes, c’est souvent là que tu perds.

Tenue, météo, vent : décide la veille 🌬️👕

Le 10km de Payerne est souvent venté. Et le vent change tout : ressenti, cadence, mental. La veille :

  • vérifie la météo (et surtout le vent)

  • prépare ta tenue complète

  • habille-toi “comme s’il faisait 10°C de plus” (repère simple)

Le matin, tu n’as plus qu’à exécuter.

Ravitaillement : zéro nouveauté 🥤

Sur 10 km, tu peux souvent courir sans manger. Mais si tu prends quelque chose sur le 10km de Payerne, reste sur du connu (souvent liquide).
🚫 Pas de nouveau gel, pas de nouvelle barre : à cette intensité, l’estomac ne pardonne pas.

Stratégie : negative split, positive split, ou allure constante 🧠

Sur le 10km de Payerne, tu as 3 options :

  • Negative split : 1re boucle un peu plus lente, 2e plus rapide (solide)

  • Positive split : tu pars fort, tu subis à la fin (risqué)

  • Allure constante : tu “serres les dents” du début à la fin (simple, exigeant)

Si c’est ton premier dossard, negative split ou allure constante bien calibrée sont souvent les plus sûrs.

Chaussures carbone : pas le jour J 👟

Les plaques carbone peuvent aider certains profils… mais elles ne sont pas un miracle. Et surtout : si tu ne les as jamais testées, ne les sors pas sur le 10km de Payerne. Le meilleur gain, c’est la maîtrise : sommeil, routine, repères, exécution.

Plan d’attaque (semaine avant + jour J) 🗓️

  • J-7 : dernier entraînement “utile”

  • dernière semaine : pas de séance très intense → priorité fraîcheur

  • J-3 : check tenue/chaussures/logistique

  • veille : repos + repas digeste

  • jour J : petit-déj habituel, arrivée tôt, bulle mentale

 

Le 10km de Payerne, c’est ton départ, pas ta finale. Ta mission : ne pas improviser, rester dans ta bulle, et courir avec des repères simples. Et si ça se passe moins bien que prévu, tu ajustes et tu reviens plus fort.

💬 Question : quel conseil tu donnerais à ton “toi” d’il y a 5 ans avant un 10 km ?

🎧 À toi de jouer

Si tu prépares le 10km de Payerne, écoute l’épisode complet juste en dessous : je détaille la routine “anti-panique”, la stratégie d’allure, et les erreurs à éviter la semaine avant.
Abonne-toi au podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer (ou ta plateforme préférée) et laisse un avis ⭐⭐⭐⭐⭐ : ça aide vraiment à faire grandir la communauté. 🙌

Plus d'informations sur la course des 10 km de Payerne?

Que ce soit des infos sur le parcours, les vestiaires, ou les emplacements stratégiques, tu trouveras tous sur le site internet.

Reste connecté pour découvrir les derniers épisodes

📩 Reçois l’alerte sortie : un email par épisode. Zéro spam.

Débute l'aventure aujourd'hui!

Des épisodes avec des experts de la santé et du sport pour t'aider à progresser ainsi que des récits de héros ordinaires t'attendent.