Insécurité des femmes en course à pied: 3 récits chocs

Insécurité des femmes en course à pied: 3 récits chocs

08 mars 2026

Insécurité des femmes en course à pied: 3 témoignages chocs

image sur l'insécurité des femmes en course à pied

Courir, c’est libre. Mais pour certaines, c’est aussi une bataille quotidienne.

Il y a 2 ans, je n’aurais jamais pensé que cet épisode verrait le jour. En 2024, j’avais lancé un appel à témoignage sur les réseaux : “Et vous, femmes, qu’avez-vous vécu en courant ?”
Personne n’a répondu.

Puis, en 2025, un reportage RTS m’a interpellé. J’ai noté des noms. J’ai appelé. Et c’est là que tout a commencé.

Cet épisode, c’est 4 mois de travail, de confiance à construire, de voix à libérer. Et aujourd’hui, je vous les partage.

🗣️ Témoignage 1 : “Ils ne se rendaient même pas compte qu’ils me mataient”

À Genève, en 2013. 24 ans. Elle prépare un triathlon. Elle court au bord du lac. Deux hommes sur un banc la regardent passer. “À 50 mètres, je sentais qu’ils allaient se retourner.”

Elle s’arrête. Leur dit : “Vous me matez. C’est gênant. Arrêtez.”

Ils sont surpris. “On ne savait pas que ça se voyait.”

Ce qui l’a marquée ? Leur ignorance. Leur “c’est normal” inconscient.
Ce qu’elle a ressenti ? De la fierté. De la colère. De la lassitude.
Et surtout, elle a ressenti l’insécurité des femmes en course à pied — une réalité vécue, pas un mythe.


🗣️ Témoignage 2 : “J’ai couru contre un mur d’hommes – et ils m’ont insultée”

Sur le parcours de la Christmas Run. Elle court, dossard au cou. Trois hommes descendent en sens inverse. Elle ne bouge pas. “C’est à eux de se pousser.”

L’un d’eux lui tape l’épaule. Renverse son vin chaud. L’insulte. Elle réplique. Il la traite de “connasse”, puis de “fils de pute”.

Ce qui l’a marqué ? Le culot. L’absence de remords.
Ce qu’elle ressent ? De la colère. De la fatigue. “On devrait juste pouvoir courir sans se poser de questions.”
C’est ça, l’insécurité des femmes en course à pied — une peur quotidienne, invisible pour beaucoup.


🗣️ Témoignage 3 : “J’ai dû gérer un homme violent lors d’une sortie non mixte”

Joëlle, coach à DNH à Lausanne, raconte : un homme s’est greffé à un groupe de femmes. Elle lui demande poliment de partir. Il refuse. Il devient agressif. Il lance des saluts nazis. Il menace.

Ils continuent la sortie. “On ne voulait pas punir 30 femmes pour un seul homme.”

Ce qu’elle a ressenti ? De la démunition. De la peur.
Ce qui s’est passé après ? Il a quitté l’association. Seul. Sans explication.
Et c’est là que l’insécurité des femmes en course à pied devient systémique — pas individuelle.


🏙️ Joëlle (DNH) : “On a créé des parcours sécurisés… mais la non-mixité divise”

DNH, association de course à pied à Lausanne, a collaboré avec la ville pour créer 2 parcours sécurisés (8 km et 10 km), passant par des zones éclairées, avec des points d’eau, et des rues féminisées.

Mais la vraie bataille ? Les sorties non mixtes.

“On les fait 2 fois par an : 8 mars et 14 juin. On a des femmes qui adorent ça. D’autres le trouvent inutile. Même certaines femmes s’y opposent.”
Parce que l’insécurité des femmes en course à pied, c’est aussi une question de perception — et de pouvoir.


🏛️ Lise Corday (Ville de Lausanne) : “On a cartographié 2 parcours 100% sécurisés”

En 2019, une étude révélait que moins de 10% des femmes se sentent en sécurité en courant en ville. Lausanne a réagi.

“On a demandé à DNH de créer des parcours. On a organisé 5 sorties. 150 participations. Beaucoup de femmes n’avaient jamais couru autant.”
C’est ça, l’insécurité des femmes en course à pied — une barrière à surmonter, pas à ignorer.


🎓 Solène Froidevaux (Sociologue) : “C’est un problème systémique, pas individuel”

“Les femmes sont éduquées à l’hypervigilance. Elles apprennent à se méfier. À éviter. À s’adapter. C’est un travail mental épuisant.”

Elle explique :

  • Le regard insistant = une forme de violence.
  • La non-mixité = un outil politique, pas une discrimination.
  • Les hommes = des alliés, pas des ennemis. “Changez votre comportement. Ne suivez pas une femme de nuit. Changez de trottoir.”

Et c’est là que l’insécurité des femmes en course à pied devient un enjeu sociétal — pas seulement personnel.


✅ 3 Conseils concrets pour courir en sécurité (même en ville)

  1. Évitez les zones isolées après 18h — surtout si vous êtes seule.
  2. Utilisez des écouteurs ouverts — pour entendre ce qui se passe autour de vous.
  3. Prévenez quelqu’un — de votre itinéraire, de votre heure de retour.

Parce que l’insécurité des femmes en course à pied, ce n’est pas une fatalité — c’est une question de choix, d’éducation, de solidarité.

Un documentaire fascinant

Pour aller plus loin, visionnez le documentaire Free to Run de Pierre Morath, qui revient sur l’histoire des femmes dans la course à pied — des premières coureuses aux luttes pour l’égalité.

C’est en comprenant l’insécurité des femmes en course à pied qu’on peut la déconstruire.

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7 conseils ESSENTIELS sur le cycle menstruel pour s’entraîner sans subir

7 conseils ESSENTIELS sur le cycle menstruel pour s’entraîner sans subir

25 octobre 2025

7 conseils ESSENTIELS sur le cycle menstruel pour s’entraîner sans subir

Vignette de l'épisode de podcast sur le cycle menstruel et le cycle d'entraînement

Tu as déjà entendu (ou vécu) : “Avec mes règles, je ne peux rien faire” ? Dans l’épisode avec Amélie Bertschy (physiothérapeute, formée en sport-santé-recherche), on remet le sujet à sa place : le cycle menstruel n’est pas une faiblesse. C’est une information — utile — à condition d’arrêter de chercher une règle universelle.

Amélie rappelle un point important : pendant longtemps, la science a eu du mal à conclure sur le cycle menstruel, notamment parce que les phases étaient parfois mal déterminées (par exemple en “plaçant” l’ovulation au jour 14 pour tout le monde). Aujourd’hui, la qualité des études progresse… et surtout, toi, tu peux déjà mettre en place une méthode simple et actionnable.

7 conseils concrets pour mieux vivre ton cycle menstruel (et mieux t’entraîner)

Arrête de comparer ton cycle menstruel à celui des autres

Le cycle menstruel varie énormément : durée, douleurs, énergie, humeur, motivation, digestion. Ton objectif n’est pas de “rentrer dans une norme”, mais de comprendre ton fonctionnement.

Calcule la durée de ton cycle (sur 2–3 mois)

On parle souvent de “28 jours”, mais en réalité il y a une variabilité importante (souvent entre 21 et 35 jours). Note simplement :

  • premier jour des règles

  • durée totale du cycle
    Ça te donne une base solide pour la suite.

Construis ta “trame de fond” (la clé de l’épisode)

Amélie insiste : la meilleure approche, c’est de créer ta trame de fond. Concrètement, tu observes au fil du mois :

  • énergie

  • sommeil

  • douleurs / inconfort

  • motivation

  • sensation de jambes

  • récupération
    👉 C’est ton “tableau de bord” du cycle menstruel.

Utilise la méthode des “saisons” 🌦️ (simple et mémorable)

Pour visualiser, Amélie propose une métaphore ultra claire :

  • Hiver ❄️ : énergie basse, motivation plus difficile, besoin de douceur

  • Printemps / Été ☀️ : énergie haute, envie d’en faire beaucoup

  • Automne 🍂 : phase plus “douce”, stable, mais parfois moins explosive
    L’idée n’est pas de te coller une étiquette : c’est de te repérer dans ton cycle menstruel.

Tiens un journal sur tout le mois (pas seulement sur les jours “durs”)

Beaucoup de sportives notent surtout les jours compliqués. Or les phases “hautes” (énergie, motivation, bonne récup) sont souvent plus longues et peuvent devenir un levier d’entraînement.
✅ Note aussi ce qui va bien. Ça change tout.

Si tu veux optimiser : repère l’ovulation (mais sans pression)

Pour mieux comprendre les phases, repérer l’ovulation peut aider. Options évoquées :

  • température au réveil (efficace mais contraignant)

  • capteurs/bagues (plus simple, mais coûteux)

  • tests d’ovulation (parfois anxiogènes et pas toujours fiables)
    🎯 Le bon choix, c’est celui que tu peux tenir sans te stresser. Le cycle menstruel doit t’aider, pas t’inquiéter.

Sport pendant les règles : oui… intelligemment

Amélie est claire : bouger peut aider (activité modérée, yoga), notamment pour réduire certaines douleurs.
Mais pas besoin de “forcer une séance héroïque”. Parfois, la meilleure séance, c’est :

  • 30–40 min en facile

  • mobilité / yoga

  • ou repos assumé si tu es clouée
    Le cycle menstruel n’impose pas un arrêt. Il impose de l’écoute.

Mini-FAQ 

Le cycle menstruel impacte-t-il forcément la performance ?

Pas forcément. L’épisode souligne que la performance “pure” n’est pas systématiquement dégradée. En revanche, connaître ton cycle menstruel aide à mieux gérer la charge, la récupération, le sommeil et le stress.

Faut-il arrêter de courir pendant les règles ?

Non, pas obligatoirement. Une activité modérée peut même réduire certaines douleurs. Mais tout dépend de ton vécu : le cycle menstruel doit guider l’adaptation, pas la culpabilité.

Par quoi commencer si je suis perdue ?

Commence simple : mesure la durée de ton cycle menstruel et tiens un journal sur tout le mois (énergie, douleurs, sommeil, récup). C’est la base la plus efficace.

Conclusion

🙋🏾‍♂️ Si je devais résumer : le cycle menstruel devient plus simple à gérer quand on le transforme en repère plutôt qu’en contrainte.
Si cet article t’a aidée, partage-le à une connaissance (amie, coach, collègue, partenaire). Ça peut vraiment débloquer une situation — et faire avancer le sujet.

    Ressources pour aller plus loin (témoignages + accompagnement)

    Si tu veux approfondir la thématique du cycle menstruel avec des retours concrets d’athlètes :

    🎥 Ajla Del Ponte : témoignage (vidéo)

    🎥 Belinda Bencic (vidéo en allemand) : expérience et réalité du haut niveau

    Et si tu veux être accompagnée (ou poser tes questions à Amélie tu peux la contacter via son site :

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    Le secret de Theres Leboeuf pour courir longtemps

    Le secret de Theres Leboeuf pour courir longtemps

    🏃‍♀️ Theres Leboeuf : courir libre, durer longtemps

    Elle s’appelle Theres Leboeuf, elle est maman de trois enfants, et elle a terminé 9e au classement général des Golden Trail Series 2024. Mais ce que vous allez retenir d’elle, ce n’est pas seulement son classement. C’est sa philosophie.

    Dans un monde où l’on parle beaucoup de performance et de chiffres, Theres court pour autre chose : le plaisir, l’équilibre, et la liberté de durer.

    Une athlète hors-norme... et hors cadre

    Theres ne rentre pas dans les cases classiques du sport d’élite. Après des années dans le ski de fond et le ski d’orientation, elle a bifurqué vers la course en montagne. À une période de la vie où beaucoup pensent à ralentir, elle, elle accélère encore. Podiums à l’international, top 10 mondial, et tout ça... sans avoir jamais vraiment « planifié » de devenir une athlète professionnelle.

    Dans cet épisode d’Au-delà du mur, elle partage ce parcours inattendu avec humilité. Elle parle de son rapport à la compétition, mais aussi des raisons pour lesquelles elle a besoin de courir : pas pour les likes, ni pour les podiums, mais pour se sentir vivante.

    Concilier trail, famille et sérénité

    Être performante à haut niveau en ayant trois enfants ? C’est possible, nous dit Theres, mais ça demande des choix. Des compromis. Et surtout, beaucoup d’organisation. Dans l’épisode, elle raconte comment elle court parfois avec une poussette, comment elle s’entraîne pendant que ses enfants sont à l’école, et pourquoi elle a appris à dire « non » pour se préserver.

    Elle évoque aussi un sujet trop souvent tabou : le droit de faire une pause. Dans une société où il faut toujours aller plus vite, elle ose ralentir. Elle prend parfois 2 à 3 semaines sans courir, 6 semaines sans intensité. Et devinez quoi ? Elle revient plus forte.

    Des conseils simples pour durer

    Si vous cherchez des secrets pour performer sur le long terme, vous serez peut-être surpris : rien d’extraordinaire, mais beaucoup de bon sens. Theres parle de régularité, de sommeil, de plaisir à l’entraînement, de variété dans les activités (vélo, ski, musculation, yoga) et surtout… d’amour pour ce qu’elle fait.

    Son message est clair : « Il faut aimer ce qu’on fait. C’est tout. »

    Retour sur ses courses de mai à août 2025

    Depuis le mois de mai, Theres a poursuivi son année 2025 avec discipline, plaisir et de très beaux résultats :

    • 🥇 20 km de Lausanne (4 mai) : 1re chez les femmes F40 en 1h14’59”

    • 🏔️ Zegama-Aizkorri (29 mai) : 68e scratch, 5e femme sur 61 en 4h33’29”

    • 🏃‍♀️ Marathon du Mont-Blanc (29 juin) : 7e femme sur 390, en 4h25’49”

    • 🏞️ Eiger Ultra Trail 41 km (19 juillet) : 9e au scratch, 2e femme en 4h15’28”

    Des résultats solides, constants et inspirants, à l’image de ce que Theres partage dans l’épisode.

    Un épisode qui inspire bien au-delà du sport

    Cet épisode est une source d’inspiration pour les parents, les femmes, les sportifs amateurs ou les athlètes en quête d’équilibre. On y parle trail, mais surtout vie. Organisation. Liberté. Ralentissement. Et passion.

    👇 Écoute l’épisode juste ici et laisse-toi inspirer par la sagesse et l’énergie de Theres Leboeuf :

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