Burnout sportif: 5 leçons puissantes pour s’en sortir et retrouver le plaisir

Burnout sportif: 5 leçons puissantes pour s’en sortir et retrouver le plaisir

24 novembre 2025

Burnout sportif: 5 leçons pour s'en sortir

Illustration épisode sur le burnout avec Simone

Courir, progresser, tout concilier… et finir à plat. 🧠🔥
Le burnout sportif n’arrive pas seulement “aux autres”, ni uniquement aux pros. Il peut frapper des coureurs très motivés, organisés, disciplinés — ceux qui veulent bien faire, partout : au travail, en famille, et à l’entraînement.

Dans cet épisode d’Au-delà du mur, Simone Troxler (alias “Simi”) raconte sans filtre une trajectoire aussi inspirante qu’instructive : études de médecine + doctorat + trail de haut niveau, avec des résultats impressionnants… jusqu’à une cassure. Son témoignage met des mots justes sur ce que beaucoup vivent en silence : la pression, l’obsession de l’entraînement, la fatigue qui s’accumule et, au bout du compte, le burnout sportif.

Burnout sportif : pourquoi ça arrive même aux “motivés”

Le piège est souvent là : tu commences à courir pour te sentir bien. Puis les résultats arrivent. Et petit à petit, la course change de rôle.
Elle n’est plus seulement un plaisir : elle devient une attente, une identité, une preuve.

Le burnout sportif, ce n’est pas “un coup de mou”. C’est une dérive où tu continues malgré les signaux, parce que t’arrêter te stresse encore plus. Chez Simone, on voit la bascule : la performance prend de la place, les objectifs se durcissent, et la régularité devient une contrainte intérieure.

Le parcours de Simone : de l’exutoire à la spirale

Simone commence la course presque par hasard, sans montre, pour se défouler. Puis tout s’enchaîne vite : marathon, podium, Sierre-Zinal, sponsors, sélection en équipe suisse. Sur le papier, c’est le rêve.

Mais derrière, la réalité est plus lourde : les études de médecine ne s’aménagent quasiment pas. Elle décrit un quotidien où la charge mentale grimpe : cours, stages, examens… et, en parallèle, un volume d’entraînement qui monte.

À un moment, elle le dit clairement : ce n’était plus seulement “l’envie de progresser”. Il y avait aussi un rapport addictif à l’entraînement : difficulté à réduire le volume, stress si une séance saute, parfois même cacher des entraînements. Le mélange “exigence + obsession” devient explosif.

Les signaux s’installent : fatigue extrême, pleurs avant entraînement ou compétition, sensation d’être “vidée”. Et puis le crash : épuisement mental, plus d’émotions, plus d’élan… jusqu’à ce que son corps impose un arrêt (douleurs au pied, opération). Ce stop forcé lui sert aussi de reset : elle se reconstruit, mentalement et physiquement, sur deux ans. 🌿

5 leçons pour prévenir le burnout sportif (sans devenir obsessionnel)

Leçon 1 : distinguer plaisir, progrès, preuve

Avant de partir courir, pose une phrase :
“Aujourd’hui, je cours pour…” (plaisir / progrès / décharge mentale).
Le burnout sportif se nourrit souvent d’une confusion : courir pour prouver quelque chose, même quand tu n’as plus d’énergie.

Leçon 2 : limiter le volume… même quand tu peux “encore”

Le problème, ce n’est pas la motivation. C’est l’absence de limite.
Décide d’un cadre simple : un plafond de durée en semaine, ou un nombre de séances max. Le but : garder la course comme une ressource, pas une dette.

Leçon 3 : détecter les signaux avant la cassure

Quelques signaux typiques d’un burnout sportif :

  • tu n’as plus de plaisir plusieurs semaines d’affilée,

  • tu stresses si tu ne t’entraînes pas,

  • tu forces malgré la fatigue,

  • tu deviens irritable, ton sommeil se dégrade,

  • tu pleures avant séance / course (ou tu appréhendes tout).

Un signal isolé n’est pas grave. Un signal qui se répète, oui.

Leçon 4 : demander de l’aide et cadrer

Simone évoque le fait d’avoir tenté des “sparadraps” avant de faire un vrai travail de fond. Tu peux cadrer plus tôt :

  • coach (volume, récup, plan réaliste),

  • pro de santé si douleur persistante,

  • accompagnement mental si la course devient anxiogène.

Ce n’est pas une faiblesse. C’est de la prévention.

Leçon 5 : reconstruire une relation saine au sport

Ce que j’adore dans sa conclusion, c’est sa joie retrouvée : “comme un enfant qui redécouvre le trail”.
L’objectif n’est pas de renoncer à performer. L’objectif, c’est de choisir : tes courses, ton rythme, tes priorités. C’est là que le sport redevient durable.

Checklist express avant ton prochain entraînement ✅

En 30 secondes :

  1. Énergie (0–10)

  2. Stress (0–10)

  3. Intention (plaisir / progrès / récup)

Règle simple :

  • si Énergie <5 ou Stress >7 → séance facile (respiration, relâchement, nature).
    C’est le genre de choix qui évite le burnout sportif… et sauve ta saison.

Performer, oui… mais pas au prix de toi-même

Le message de Simone est fort : on peut s’en sortir. Ça prend du temps, mais ça vaut la peine.
Parce qu’une progression qui t’abîme n’est pas une victoire.

👨🏾‍🦱🎙️ Question pour les commentaires (à répéter dans tes posts) :
Quel est TON principal signal d’alerte quand tu glisses vers le burnout sportif ? (fatigue, stress, perte de plaisir, irritabilité, autre)

Si cet épisode t’a parlé, écoute l’épisode complet avec Simone Troxler : il peut t’aider à mettre des mots sur ta situation et à prévenir le burnout sportif avant la casse.
Abonne-toi au podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer (ou ta plateforme préférée), laisse un avis 5★, et suis-moi sur Instagram pour les coulisses, les concours et les prochains épisodes 👨🏾‍🦱✨

) 🎥 Ressource externe (RTS)

Pour mieux comprendre les mécanismes du burnout (signaux, spirale, récupération), je te recommande ce documentaire sur Play RTS / Play Suisse. C’est un bon complément à l’épisode si tu veux mettre des mots sur ce que tu ressens et prendre du recul.

Reste connecté pour découvrir les derniers épisodes

📩 Reçois l’alerte sortie : un email par épisode. Zéro spam.

Débute l'aventure aujourd'hui!

Des épisodes avec des experts de la santé et du sport pour t'aider à progresser ainsi que des récits de héros ordinaires t'attendent. 

Publier ou courir pour soi ?

Publier ou courir pour soi ?

Publier ou courir pour soi ?

📲 On sort d’une séance, on se sent bien, on ouvre Strava ou Instagram… et on publie. Une photo, une allure, un “10 km avant le boulot”.
Mais pourquoi, au fond, ressent-on ce besoin de partager nos sorties sportives ?
Dans ce nouvel épisode d’Au-delà du mur, j’ai retrouvé Laurence Chappuis, psychologue du sport et psychothérapeute FSP à Lausanne. Ensemble, on a exploré la frontière parfois floue entre motivation et validation.

Laurence l’explique très bien : partager peut être un formidable moteur.
Ça nous pousse à être réguliers, à célébrer nos progrès, à nous sentir connectés à une communauté qui nous comprend. Voir d’autres bouger, ça donne envie de s’y remettre. 💪

Mais ce partage a aussi son revers.
Les réseaux sociaux, avec leurs algorithmes et leurs “likes”, nous ramènent sans cesse à la comparaison : pourquoi lui, il court plus vite ? pourquoi elle, elle a plus de réactions ?
Et, parfois, on finit par courir pour publier, plutôt que pour le plaisir.

Laurence invite à une vraie prise de conscience :
👉 Pourquoi je publie ? Qu’est-ce que j’attends de cette publication ?
👉 Est-ce que ça m’aide à avancer, ou est-ce que ça m’enferme ?

Elle parle aussi de fatigue mentale, de lassitude, de ces moments où le corps dit stop mais où la tête veut encore montrer qu’elle “tient la cadence”. Et de ces signaux d’alerte qu’on ne devrait pas ignorer.

Cet échange est une bouffée d’air frais dans un monde où tout se montre et tout se mesure.
Une invitation à reprendre le contrôle, à publier si on en a envie, mais surtout à courir pour soi. 🏃🏾‍♂️

    💬 Tu veux soutenir le podcast ?

    C’est simple et ça m’aide énormément :

    • 🎧 Abonne-toi à Au-delà du mur sur ta plateforme d’écoute préférée (Spotify, Apple Podcasts…)

    • Laisse un avis 5 étoiles si tu as aimé l’épisode

    • 📲 Suis-moi sur Instagram @podcastaudeladumur pour découvrir les coulisses, ne rien manquer des sorties, et participer aux concours

    🙏🏾 Merci de faire vivre cette aventure avec moi !

    7 conseils ESSENTIELS sur le cycle menstruel pour s’entraîner sans subir

    7 conseils ESSENTIELS sur le cycle menstruel pour s’entraîner sans subir

    25 octobre 2025

    7 conseils ESSENTIELS sur le cycle menstruel pour s’entraîner sans subir

    Vignette de l'épisode de podcast sur le cycle menstruel et le cycle d'entraînement

    Tu as déjà entendu (ou vécu) : “Avec mes règles, je ne peux rien faire” ? Dans l’épisode avec Amélie Bertschy (physiothérapeute, formée en sport-santé-recherche), on remet le sujet à sa place : le cycle menstruel n’est pas une faiblesse. C’est une information — utile — à condition d’arrêter de chercher une règle universelle.

    Amélie rappelle un point important : pendant longtemps, la science a eu du mal à conclure sur le cycle menstruel, notamment parce que les phases étaient parfois mal déterminées (par exemple en “plaçant” l’ovulation au jour 14 pour tout le monde). Aujourd’hui, la qualité des études progresse… et surtout, toi, tu peux déjà mettre en place une méthode simple et actionnable.

    7 conseils concrets pour mieux vivre ton cycle menstruel (et mieux t’entraîner)

    Arrête de comparer ton cycle menstruel à celui des autres

    Le cycle menstruel varie énormément : durée, douleurs, énergie, humeur, motivation, digestion. Ton objectif n’est pas de “rentrer dans une norme”, mais de comprendre ton fonctionnement.

    Calcule la durée de ton cycle (sur 2–3 mois)

    On parle souvent de “28 jours”, mais en réalité il y a une variabilité importante (souvent entre 21 et 35 jours). Note simplement :

    • premier jour des règles

    • durée totale du cycle
      Ça te donne une base solide pour la suite.

    Construis ta “trame de fond” (la clé de l’épisode)

    Amélie insiste : la meilleure approche, c’est de créer ta trame de fond. Concrètement, tu observes au fil du mois :

    • énergie

    • sommeil

    • douleurs / inconfort

    • motivation

    • sensation de jambes

    • récupération
      👉 C’est ton “tableau de bord” du cycle menstruel.

    Utilise la méthode des “saisons” 🌦️ (simple et mémorable)

    Pour visualiser, Amélie propose une métaphore ultra claire :

    • Hiver ❄️ : énergie basse, motivation plus difficile, besoin de douceur

    • Printemps / Été ☀️ : énergie haute, envie d’en faire beaucoup

    • Automne 🍂 : phase plus “douce”, stable, mais parfois moins explosive
      L’idée n’est pas de te coller une étiquette : c’est de te repérer dans ton cycle menstruel.

    Tiens un journal sur tout le mois (pas seulement sur les jours “durs”)

    Beaucoup de sportives notent surtout les jours compliqués. Or les phases “hautes” (énergie, motivation, bonne récup) sont souvent plus longues et peuvent devenir un levier d’entraînement.
    ✅ Note aussi ce qui va bien. Ça change tout.

    Si tu veux optimiser : repère l’ovulation (mais sans pression)

    Pour mieux comprendre les phases, repérer l’ovulation peut aider. Options évoquées :

    • température au réveil (efficace mais contraignant)

    • capteurs/bagues (plus simple, mais coûteux)

    • tests d’ovulation (parfois anxiogènes et pas toujours fiables)
      🎯 Le bon choix, c’est celui que tu peux tenir sans te stresser. Le cycle menstruel doit t’aider, pas t’inquiéter.

    Sport pendant les règles : oui… intelligemment

    Amélie est claire : bouger peut aider (activité modérée, yoga), notamment pour réduire certaines douleurs.
    Mais pas besoin de “forcer une séance héroïque”. Parfois, la meilleure séance, c’est :

    • 30–40 min en facile

    • mobilité / yoga

    • ou repos assumé si tu es clouée
      Le cycle menstruel n’impose pas un arrêt. Il impose de l’écoute.

    Mini-FAQ 

    Le cycle menstruel impacte-t-il forcément la performance ?

    Pas forcément. L’épisode souligne que la performance “pure” n’est pas systématiquement dégradée. En revanche, connaître ton cycle menstruel aide à mieux gérer la charge, la récupération, le sommeil et le stress.

    Faut-il arrêter de courir pendant les règles ?

    Non, pas obligatoirement. Une activité modérée peut même réduire certaines douleurs. Mais tout dépend de ton vécu : le cycle menstruel doit guider l’adaptation, pas la culpabilité.

    Par quoi commencer si je suis perdue ?

    Commence simple : mesure la durée de ton cycle menstruel et tiens un journal sur tout le mois (énergie, douleurs, sommeil, récup). C’est la base la plus efficace.

    Conclusion

    🙋🏾‍♂️ Si je devais résumer : le cycle menstruel devient plus simple à gérer quand on le transforme en repère plutôt qu’en contrainte.
    Si cet article t’a aidée, partage-le à une connaissance (amie, coach, collègue, partenaire). Ça peut vraiment débloquer une situation — et faire avancer le sujet.

      Ressources pour aller plus loin (témoignages + accompagnement)

      Si tu veux approfondir la thématique du cycle menstruel avec des retours concrets d’athlètes :

      🎥 Ajla Del Ponte : témoignage (vidéo)

      🎥 Belinda Bencic (vidéo en allemand) : expérience et réalité du haut niveau

      Et si tu veux être accompagnée (ou poser tes questions à Amélie tu peux la contacter via son site :

      Reste connecté pour découvrir les derniers épisodes

      📩 Reçois l’alerte sortie : un email par épisode. Zéro spam.

      Débute l'aventure aujourd'hui!

      Des épisodes avec des experts de la santé et du sport pour t'aider à progresser ainsi que des récits de héros ordinaires t'attendent.