Les Défis du Niremont 2026 : 7 raisons de découvrir cette course unique

Les Défis du Niremont 2026 : 7 raisons de découvrir cette course unique

Il existe des courses que l'on coche sur son calendrier parce qu'elles sont grandes. Et il en existe d'autres que l'on garde précieusement parce qu'elles sont justes. Les Défis du Niremont appartiennent à la seconde catégorie. Ce samedi 29 août 2026, la cinquième édition s'élance de Semsales, un village fribourgeois adossé aux flancs du Niremont et des Alpettes, à une trentaine de minutes de route de Fribourg et à environ trente-cinq minutes de Lausanne. Une course de montagne en contre-la-montre, deux distances, des parcours enfants et une promesse simple : transpirer, voir loin et repartir avec des produits du coin dans le sac. Voici ce qui attend celles et ceux qui prendront le départ, et ce que raconte cette course sur la manière dont on fabrique un événement qui dure.

Les Défis du Niremont sont nés d'une rencontre sur un sentier

Les Défis du Niremont n'ont pas été imaginés comme un grand projet. L'histoire commence en août 2021. Simon Chappuis randonne au Niremont, contemple le lever du soleil et imagine une course dans ce décor. L'idée prend forme lors d'une discussion avec Cédric Schlüchter, pour qui la montagne est depuis longtemps un terrain d'entraînement quotidien. Au micro du podcast, ce dernier raconte la scène avec beaucoup de simplicité : une rencontre un matin, en redescendant, avec quelqu'un qui montait. Dans sa tête, l'ambition tenait alors en une phrase — réunir quinze ou vingt copains coureurs et organiser un petit truc entre eux.

Avec l'arrivée de Mark Borter, le trio boucle la première édition en trois mois. Le projet est présenté au conseil communal de Semsales en avril, la commune s'investit immédiatement, et le 27 août 2022 cent cinquante personnes prennent le départ. Cédric Schlüchter le dit sans détour dans l'épisode : sans le soutien de la commune, rien n'aurait été possible dans ces délais.

En 2024, l'association se réorganise après les départs de Simon Chappuis et de Mark Borter, partis pour des raisons professionnelles. Cédric Schlüchter reprend la présidence avec une formule qui résume bien l'esprit du village : « seul, mais pas abandonné ». Il s'entoure de Marc Colliard, habitant de Semsales très connecté au tissu local, et de Lorick Buclin. Le comité d'organisation compte aujourd'hui plusieurs autres bénévoles, tous engagés à l'année. Car une course, ce n'est pas un samedi : à peine une édition bouclée, les demandes d'autorisation de la suivante partent déjà.

Lorick Buclin, lui, a fait le chemin inverse du coureur classique. Originaire de Semsales, où son grand-père vit toujours, mais domicilié dans le canton de Vaud, il a couru toutes les éditions avant de rejoindre le comité, où il s'occupe de la communication et du lien avec le chronométrage. Interrogé sur ce qui l'a poussé à passer de l'autre côté, il évoque une envie qui le travaillait depuis un moment et une opportunité tombée au bon moment.

Les Défis du Niremont proposent trois formats pour trois envies

Les Défis du Niremont alignent trois propositions bien distinctes, du premier challenge au vrai gros morceau.

Le traditionnel 11,7 km. Environ 650 mètres de dénivelé positif, 30 francs d'inscription. Le tracé débute à l'ancienne tour, emprunte la route du Niremont jusqu'au sentier « Le Traîna Manchou », grimpe vers Le Prévondes puis rejoint le ravitaillement du sommet par un chemin de gravier et à travers champs. La descente passe par Les Mauvaises Places et La Goille aux Cerfs avant de replonger sur le village par un petit sentier. C'est le parcours d'entrée, ouvert à la course comme à la marche.

Le double 360° de 22 km. 1 270 mètres de dénivelé positif, 40 francs d'inscription. La montée est identique à celle du 11,7 km, sprint compris. La différence se joue à la fin : arrivé au barrage dans le village, le parcours redescend le long de la Mortivue, remonte la route des Alpettes jusqu'à un ravitaillement en sortie de village, puis bifurque à droite vers le sommet des Alpettes. Le retour emprunte le sentier des Armaillis. Deux sommets, deux panoramas complets — d'où le nom.

Les parcours enfants. De 500 à 1 800 mètres selon les années de naissance, dans le village et ses abords. Les plus jeunes peuvent courir accompagnés d'un parent, et la récompense est une médaille en bois produite sur place.

Les Défis du Niremont misent sur un départ en contre-la-montre

C'est ce qui rend les Défis du Niremont reconnaissables entre mille, et c'est rare. Il n'y a pas de départ en masse. Chaque participant se présente quand il le souhaite dans la plage horaire prévue, son numéro de dossard est saisi, un compte à rebours de cinq secondes s'égrène, et il part. Rien d'autre.

Cédric Schlüchter explique dans l'épisode que ce choix répond d'abord à une contrainte environnementale. Le parcours traverse un secteur appelé Les Mauvaises Places, un haut-marais protégé. Diluer les coureurs dans le temps les rend plus disciplinés, les maintient sur le tracé et évite les débordements de part et d'autre du sentier. Un impératif de préservation devenu une identité de course.

Les bénéfices secondaires sont nombreux. Un couple avec enfants peut se relayer : l'un part à 9 h sur le 22 km, l'autre s'élance à son retour. Des bénévoles peuvent tenir un poste et courir dans la même journée. Et le suspense s'étire jusqu'au bout — quelqu'un peut quitter le podium virtuel pendant qu'il prend sa douche.

Pour Lorick Buclin, l'effet sur la gestion de course est radical. On ne se cale plus sur personne, on ne joue plus au chat et à la souris avec un concurrent. On fait son temps, on donne le meilleur de soi, puis on attend de voir. Une approche différente, dit-il, mais tout aussi plaisante que la tension d'une ligne de départ classique.

Les Défis du Niremont cachent une course dans la course

Dans la montée, un segment chronométré à part attend les participants : le Sprint. Neuf cents mètres pour 160 mètres de dénivelé positif, déclenchés au début du sentier du Traîna Manchou et arrêtés à la sortie de la forêt. Une bande de chronométrage à chaque extrémité, et un classement autonome à la clé.

Les records actuels appartiennent à Lorick Buclin chez les hommes et à Justine Di Certo chez les femmes. Autant dire que le premier connaît le terrain : au moment de l'enregistrement de l'épisode, il détenait les records sur les deux parcours et avait gagné toutes les éditions depuis la création.

Ce genre de segment change la stratégie. Placer une cartouche dans une montée que l'on doit encore avaler pendant plusieurs kilomètres, c'est un pari. Le tenter est tentant ; le payer plus haut l'est nettement moins.

Les Défis du Niremont se préparent : les conseils du recordman

Réussir les Défis du Niremont tient à trois choses, et aucune ne relève du hasard. Interrogé sur ce qu'il faut travailler pour performer sur le 11,7 km, Lorick Buclin donne trois axes.

L'échauffement, non négociable. Le dénivelé est mal réparti — il est concentré, brut, et la montée démarre dans le dur dès la sortie du village. Arriver froid sur une pente pareille, c'est accepter dix minutes de course dégradée. Vingt minutes de mise en route en amont valent largement le détour par la zone de départ.

L'acclimatation à la chaleur. Fin août, en plein après-midi, l'exposition peut piquer. Être habitué à courir dans des conditions chaudes évite que la météo ne devienne le facteur limitant. Sur un départ libre, ce paramètre se pilote en partie : partir tôt n'est pas qu'un confort logistique.

Le travail dans les cailloux. La descente est technique par endroits. S'y entraîner en amont, c'est arriver à l'aise plutôt que crispé, et perdre moins de temps sur les portions rugueuses.

À cela s'ajoute un point que les coureurs sous-estiment souvent : la descente casse plus qu'elle ne repose. Une revue narrative parue dans Sports Medicine rappelle que les sections en descente accentuent les dommages musculaires induits par l'exercice, et documente le phénomène de repeated bout effect — une première séance orientée descente protège partiellement les muscles lors des suivantes. En clair, si votre préparation n'a compté que du plat, vos quadriceps découvriront le sujet le jour J. Ce n'est pas une fatalité, mais cela s'anticipe sur plusieurs semaines, pas sur trois jours.

Bonne nouvelle pour la reconnaissance : un balisage permanent est fixé sur les mêmes panneaux que les sentiers pédestres, avec un code à scanner qui renvoie au site. Le tracé principal peut donc se parcourir à l'entraînement toute l'année sans risque de se perdre.

Les Défis du Niremont, heure par heure, ce samedi 29 août

  • Dès 8 h — ouverture du bureau de course : retrait des dossards, inscriptions sur place, dépôt des affaires personnelles.
  • Dès 8 h 30 — ouverture de la buvette à la salle polyvalente.
  • Dès 9 h — départs possibles sur les parcours de 11,7 km et de 22 km. Ouverture des animations enfants par Vertical Access.
  • Dès 9 h 15 — départs possibles pour la catégorie marche.
  • Dès 10 h — fin des inscriptions pour les courses enfants ; retrait du prix souvenir sur présentation du dossard.
  • Dès 11 h — courses enfants : 500 m parents-enfants et 500 m (2020-2024) à 11 h, 900 m (2016-2019) à 11 h 10, 1 800 m (2011-2015) à 11 h 30. Ouverture de la restauration devant la salle polyvalente.
  • 12 h — fin des inscriptions pour les catégories adultes.
  • 13 h — dernier départ adultes, puis podium et remise des prix des catégories enfants.
  • 14 h — cours de yoga récupération avec Pauline Dusaussoy.
  • 14 h 30 — heure limite d'arrivée pour toutes les catégories adultes.
  • 15 h — podium des parcours 11,7 km et 22 km, avec remise de prix aux trois premiers de chaque catégorie.

Les Défis du Niremont récompensent en produits du terroir

Là où beaucoup de courses distribuent un textile oublié en trois semaines, les Défis du Niremont ont fait le choix inverse. Ici, pas de t-shirt technique de plus au fond du tiroir. La ligne du comité est assumée : mettre en valeur les produits, les artisans et la région des Préalpes fribourgeoises. Lors de l'édition couverte dans l'épisode, chaque participant repartait avec une cuchaule AOP, un morceau de Niremont et une barquette de fruits et légumes. Comme le résume Cédric Schlüchter, le lendemain, quand on cuisine, on repense à la course.

La marche a également son supplément : lors des éditions précédentes, une option de planchette dégustation à La Goille aux Cerfs était proposée à l'inscription, en nombre limité. Un détail qui dit bien ce qu'est cet événement — une course de village, selon la formule de Lorick Buclin, où le sportif et le convivial ne s'opposent pas.

Cet ancrage n'est pas décoratif, il est vital. Interrogé sur le rôle des sponsors, Cédric Schlüchter est catégorique : sans eux, la course n'existerait pas, car les frais d'inscription seuls ne suffisent pas. Semsales est un village très actif, où les entreprises et artisans sont sollicités toute l'année par de nombreuses sociétés locales. Le comité entretient donc le lien hors saison — un café, un passage à la boucherie du village. Du donnant-donnant, dit-il. C'est probablement la leçon la plus transférable de cet épisode pour quiconque organise un événement sportif.

Les Défis du Niremont ont encore besoin de bras

Les inscriptions en ligne passent par la plateforme du chronométreur, et toutes les informations à jour figurent sur le site officiel de la course. Pour les retardataires, l'inscription sur place reste possible le jour même dès 8 h au bureau de course, avec une majoration de cinq francs pour les catégories adultes. Semsales est accessible en voiture comme en train, à une vingtaine de minutes de Bulle et de Palézieux.

Et si vous ne courez pas, il reste une place pour vous. L'organisation fait appel chaque année à des bénévoles pour couvrir les nombreuses plages horaires que génèrent deux parcours adultes, une catégorie marche et quatre courses enfants. Une page dédiée du site permet de s'annoncer en laissant simplement ses coordonnées. Neuf bénévoles au comité, des dizaines sur le terrain : c'est ce qui tient l'ensemble debout.

Les Défis du Niremont ne cherchent pas à devenir grands. Ils cherchent à rester justes — un sommet, une vue à 360°, un haut-marais préservé, un panier de produits locaux et un chrono que l'on va chercher seul. Pour un coureur amateur qui veut goûter à la course de montagne sans la pression d'une ligne de départ bondée, difficile de trouver mieux à cette période de l'année.

L'épisode complet du podcast, enregistré avec Cédric Schlüchter et Lorick Buclin, est à réécouter sur audeladumur.ch.

Et vous, un départ en contre-la-montre plutôt qu'un départ en masse : ça vous tente ou ça vous manque, cette adrénaline du coude-à-coude ? Dites-le en commentaire.

Swisspeaks Trail 2026, vers un incroyable dénouement sur l’Odyssey?

Swisspeaks Trail 2026, vers un incroyable dénouement sur l’Odyssey?

Mardi 18 août, la presse (et le podcast) étaient conviés à Martigny dans les locaux de la distillerie Morand pour assister à la conférence de presse sur la 10ème édition du Swisspeaks qui sera lancée le mardi 25 août au Bouveret. Comme le disait bien Julien pendant la conférence le co-fondateur du Trail « après on ne dort plus pendant 2 semaines ». Les 9 épreuves s’étaleront jusqu’au dimanche 6 septembre.

Je vous propose les détails les plus croustillants dans cet article.

Retour sur l’histoire de la course

À l’occasion de la 9ème édition, en 2025, j’avais rencontré Julien et Laurent afin de parler de l’histoire du Swisspeaks Trail. Julien le disait et le répète d’ailleurs encore sans détour, s’ils savaient ce qui les attendait à la création de la course, elle n’aurait certainement pas eu l’histoire que l’on connaît.

Car proposer un 170km dès sa première édition était un pari osé. Les contraintes posées pour les organisations de manifestation en plein air en découragent plus d’un.

Vous pouvez écouter l’épisode de présentation du Swisspeaks Trail enregistré en 2025 ici :

Les parcours

Le Swisspeaks Trail, impressionne par la variété des parcours, 9 je l’ai déjà dit en introduction.

Cette année, chaque parcours a droit à son nom. Du plus homérique avec l’Odyssey avec ses 643km en passant par la Legend 397km, sans oublier le marathon qui fait office de petit parcours à côté de ses grandes sœurs. Pourtant, il ne faut pas oublier que le parcours de 45.9km comporte tout de même 2470 m de D+. De quoi faire conserver une certaine lucidité aux participants à la distance mythique.

Cette année, les organisateurs proposent d’ailleurs un parcours, la Discovery. Un parcours de 10km avec 137 m de dénivelé positif qui se veut comme une rampe de lancement pour celles et ceux qui veulent passer un bon moment, à l’heure de l’apéro. Cette épreuve est organisée le vendredi soir à 19h. Il y a fort à parier que cette proposition va trouver son public et a certainement été l’occasion de lancement de défis devant les machines à café des entreprises, à l’heure de la pause.

Ce parcours est encore un des rares sur lesquels il y a des dossards disponibles. Tout comme le Challenge (72.6 km pour 4'390 m D+) et le Half Marathon (21 km et 990 m D+).

C'est par ici les inscriptions: https://swisspeaks.ch/

Les autorités locales, facilitatrices ou frein ?

Présent lors de la conférence de presse à Martigny, le président de la commune du Bouveret, Patrick Tamborini, l’a bien résumé. Si la commune est ravie de la couverture qu’apporte le Swisspeaks Trail, il faut souligner que l’agenda et les contraintes communales n’ont pas toujours les mêmes priorités que celles d’un organisateur de course. Cependant, pour cette 10ème édition, les bateaux qui seront sur le parking de Port-Valais laisseront la place à un grand village de fête.

Les visiteurs, ne reconnaîtront pas les lieux annoncent les organisateurs. 

Kailas Fuga, un partenariat « Win-Win » pour le Swisspeaks Trail ?

Retour sur le partenaire de la course depuis maintenant 3 éditions, Kailas Fuga. La marque est un des leaders du marché asiatique et depuis quelques années elle multiplie les alliances avec les courses. Rien que pour la Suisse ce sont le Swiss Canyon Trail, la Crossing Switzerland, le Montreux Trail Festival et le Swisspeaks Trail qui font partie des partenaires du géant. Julien l’avoue, la collaboration n’est pas simple tous les jours mais leurs interlocuteurs écoutent et prennent en considération leurs opinions. Notamment en ce qui concerne l’approvisionnement de matériel depuis la Chine. La voie classique empruntée par le matériel que nous achetons depuis la Chine, c’est l’avion. Swisspeaks a fait le choix de faire transporter le matériel par bateau puis par train. Ce qui ajoute bien évidemment quelques contraintes en termes de délais mais la cause environnementale chère aux organisateurs mérite que ce qui peut être fait, le soit.

L’UTMB, la cible ?

Durant la conférence de presse, Laurent Pelissier, responsable communication du Swisspeaks Trail a souvent cité la course autour du Mont-Blanc dans ses propos. La tentation était trop grande donc de lui demander si pour le comité, l’UTMB avec ses courses dont le Trail Verbier St-Bernard ou encore le Wildstrubel était la cible ?

Après quelques instants de réflexion, Laurent répond en rappelant que le Swisspeaks se situe à cheval entre l’UTMB et le Tor des Géants qui est organisé la semaine d’après. Le Tor des Géants et le Swisspeaks sont tous deux partenaires de Kailas. Il établit une hiérarchie dans laquelle l’UTMB fait office de centre d’un système solaire avec toutes les courses faisant partie des World Series.

Un cran au-dessous, on retrouverait donc les courses des World Series, les courses que je nommerais les adversaires du Swisspeaks Trail. Si chaque course a son propre comité et sont en concurrence, Laurent estime tout de même qu’elles ont une sorte de complémentarité entre elles également.

Pour Julien, il y a de la place pour tout le monde. Il a souvent eu l’occasion de côtoyer les présidents de courses concurrentes et indépendamment de la concurrence, l’entente entre les courses reste cordiale et il ne peut que se réjouir de la croissance du nombre d’inscrits (+15%).

D’ailleurs cette tendance à la hausse du nombre d’inscrits se voit dans la plupart des courses actuellement.

Une femme, vainqueur au scratch sur l’Odyssey ?

Lorsque l’on évoque le plateau de la course, Laurent se lance dans un pronostic.

« Il y a de grandes chances qu’une femme termine première au scratch sur l’Odyssey, ce qui serait une première mondiale ». On l’a vu plus la distance est longue, plus l’écart entre les femmes et les hommes se réduit. A tel point que lors de l’édition 2026 de la Cocodona 250, l’américaine Rachel Entrekin a terminé première au scratch, devant tous les hommes engagés.

Laurent annonce donc une grande première sur le parcours de 643km de l’Odyssey où le plateau féminin a toutes les chances d’avoir un membre sur la boîte. Parmi les prétendantes les plus sérieuses, il a nommé Denise Zimmermann (SUI) et les deux françaises, Delphine Avenier et Florence Coley Gemond. Le dénouement pour cette épreuve devrait avoir lieu mercredi 02 septembre en fin d’après-midi.

Le bénévolat a-t-il encore sa place dans la course ?

Plus de 1'000 bénévoles !

Le Swisspeaks Trail mobilise une quantité phénoménale de ressources durant les 2 semaines que dure l’événement. Julien évoque sans détour la quantité de travail que représente l’organisation de ce genre d’événement. Si pour des raisons évidentes, le comité a créé un poste administratif tant cette partie est chronophage, les autres membres du comité sont bénévoles.

Quand il évoque les contacts quasi quotidiens avec l’Asie, Julien en profite pour mettre en avant la quantité de travail réalisée par Laurent et le fait que pour certains membres du comité, leurs employeurs collaborent au succès de l’organisation du Swisspeaks Trail en autorisant les séances au milieu de la journée, décalage horaire oblige.

Le podcast Au-delà du mur sera présent du 04 au 06 septembre pour vous faire vivre le 10ème anniversaire de l’intérieur.

Je me réjouis de rencontrer le public du podcast et surtout de tendre le micro aux élites mais aussi aux coureuses et coureurs du dimanche.

Pour ne pas manquer la publication des épisodes du podcast, je vous invite à vous abonner au podcast sur Apple Podcasts, Spotify ou sur YouTube et à me suivre sur mon compte instagram @podcastaudeladumur afin de découvrir les coulisses de la Swisspeaks avec mes invités.

En bonus, je vous propose l'interview de Julien, co-fondateur du Swisspeaks Trail avec qui j'ai échangé quelques mots après la conférence de presse.

Marathon du Mont-Blanc 2026 : 8 victoires qui ont marqué un week-end mémorable

Marathon du Mont-Blanc 2026 : 8 victoires qui ont marqué un week-end mémorable

Le Marathon du Mont-Blanc 2026 restera dans les mémoires. Du 25 au 28 juin, la vallée de Chamonix a réuni l'un des plateaux les plus denses de l'histoire du trail mondial, sur huit épreuves allant du kilomètre vertical à l'ultra de 88 km. Records battus, scénarios à suspense, premières historiques : ce week-end de course a tenu toutes ses promesses. Dans ce débrief du Marathon du Mont-Blanc, on revient sur les huit victoires qui ont fait basculer l'édition — du 90 km au kilomètre vertical, en passant par le 42 km et le 23 km.

Marathon du Mont-Blanc : un plateau d'élite d'une densité rare

Le Marathon du Mont-Blanc s'est imposé une nouvelle fois comme la référence mondiale du trail sur la distance. Près de 10 000 coureurs et plus de 1 000 bénévoles ont animé un week-end marqué par des conditions météo particulièrement complexes : l'organisation a dû adapter plusieurs horaires de départ et annuler le Duo Étoilé, en concertation avec sa commission de sécurité. Pour le directeur du Club des Sports de Chamonix, cette édition figure parmi les plus marquantes de l'histoire de l'épreuve, avec une densité d'athlètes jamais atteinte auparavant. Et il faut bien le reconnaître : sur chaque format, le niveau a repoussé les limites.

Marathon du Mont-Blanc : Tove Alexandersson écrit l'histoire

Sur le 42 km, la course féminine a viré à la démonstration. Partie trente minutes avant les hommes, la Suédoise Tove Alexandersson s'est envolée seule dès les premiers kilomètres et n'a plus jamais été revue. Déjà championne du monde de trail court en 2025, elle boucle le parcours en 3 h 55 min 07 s, soit 20 minutes de mieux que la lauréate 2025. Deux premières historiques au Marathon du Mont-Blanc : elle devient la première femme à passer sous les quatre heures à Chamonix, et la première à franchir physiquement la ligne avant le vainqueur masculin. Onzième au classement scratch, elle range cette performance parmi les plus impressionnantes du week-end.

Derrière elle, la Norvégienne Ida Amelie Robsahm prend une solide deuxième place en 4 h 18 min 28 s, devant la Britannique Naomi Lang, troisième en 4 h 21 min 23 s. La Française Émilie Bulle complète le quatuor de tête au pied du podium après une belle remontée.

Première femme sous les 4h, Tove Alexanderson. 📷 Adrien Colleur I Marathon du Mont-Blanc

Marathon du Mont-Blanc : Rémi Bonnet renoue avec la victoire

Chez les hommes, le 42 km du Marathon du Mont-Blanc a offert un duel de très haut niveau. Le Suisse Rémi Bonnet, déjà vainqueur en 2023 puis deuxième en 2024, retrouve la plus haute marche en 3 h 33 min 14 s. Mais rien n'a été simple. Après une première sélection dans la montée de l'Aiguillette des Posettes, Bonnet bascule seul au sommet — avant que le Français Frédéric Tranchand, redoutable descendeur, ne revienne et ne prenne les commandes dans la descente. Conscient du danger, Bonnet décide de tout miser dans la montée de la Flégère pour creuser l'écart avant la dernière plongée. Pari gagnant : Tranchand termine deuxième en 3 h 35 min 46 s, à 2 min 32 s. L'Espagnol Manuel Merillas, fidèle à ses bâtons en bambou, complète le podium en 3 h 41 min 43 s.

Pour Bonnet, référence mondiale du ski-alpinisme, cette victoire prend une saveur particulière après une saison 2024 perturbée par les blessures. Son message d'après-course tient en une idée simple : le travail finit toujours par payer, même quand la forme tarde à revenir.

A nouveau vainqueur sur le 42km, Rémi Bonnet a fait parler ses talents de grimpeur. 📷 Adrien Colleur I Marahton du Mont-Blanc.

Marathon du Mont-Blanc : le 90 km couronne deux Français

Sur le 90 km (88 km, 6 137 m de dénivelé positif), le suspense aura duré jusqu'aux derniers mètres. Le Français Louison Coiffet, deuxième de l'épreuve en 2023, transforme enfin l'essai en s'imposant en 9 h 37 min 22 s, au terme d'un final irrespirable. Ben Dhiman franchit la ligne 40 secondes plus tard seulement, tandis que l'Italien Cristian Minoggio complète un podium d'une densité remarquable, à 4 min 32 s.

Côté féminin, la Française Candice Fertin-Baccon réussit une entrée fracassante dans le monde de l'ultra : pour son tout premier effort sur ce format, elle s'impose en 11 h 53 min 31 s et signe une exceptionnelle 24e place au classement scratch. Audrey Tanguy prend la deuxième place en 12 h 12 min 31 s, devant Ekaterina Mityaeva, lauréate 2024, troisième à 21 min 41 s. Là encore, le Marathon du Mont-Blanc aura vu les meilleures féminines rivaliser durablement avec le top 25 masculin.

Marathon du Mont-Blanc : Oria Liaci s'impose sur le 23 km

Format explosif s'il en est, le 23 km du Marathon du Mont-Blanc (23 km pour 1 680 m de dénivelé positif) ne pardonne aucune approximation. Chez les femmes, la Suissesse Oria Liaci a livré une course d'une maîtrise totale : partie devant, revenue au contact d'une rivale, elle a relancé au bon moment pour s'imposer. Elle franchit la ligne en 2 h 26 min 21 s, devant la Française Tiphaine Basile (+1 min 22 s) et la Britannique Kirsty Skye Dickson (+5 min 50 s). Une victoire qui lui vaut une superbe 40e place au classement scratch.

Chez les hommes, Benjamin Polin a frappé fort. Le coureur originaire des Vosges s'impose en 2 h 06 min 17 s, devant l'Espagnol Lluis Puigvert Palacios (+58 s) et Nathan Wanner (+1 min 07 s). Avec Oria Liaci, la Suisse signe ainsi sa deuxième victoire du week-end sur le Marathon du Mont-Blanc, après celle de Rémi Bonnet sur le 42 km.

Oria Liaci, gagnante du 23km. 📷 Adrien Colleur I Marathon du Mont-Blanc

Marathon du Mont-Blanc : Christel Dewalle et Romain Discher dominent le kilomètre vertical

Le kilomètre vertical du Marathon du Mont-Blanc — environ 1 000 m de dénivelé positif jusqu'à Planpraz, câbles et mains courantes dans le final — a rendu son verdict dès le vendredi soir. Chez les hommes, Romain Discher s'impose en 36 min 59 s, devant Lucien Mermillon et Vincent Loustau, deuxièmes ex-æquo à 47 secondes. Un top 10 quasi intégralement tricolore.

Chez les femmes, Christel Dewalle l'emporte en 44 min 06 s, devant Lucille Germain à 1 min 17 s et Jeanne Richard à 1 min 36 s. La troisième place de Jeanne Richard est la belle surprise du jour : la biathlète de l'équipe de France s'invite sur le podium d'une discipline qui n'est pas la sienne. Mais le sommet, lui, appartient toujours à la même grimpeuse.

Marathon du Mont-Blanc : Christel Dewalle, la longévité au sommet

C'est sans doute la statistique la plus parlante du week-end. Avec ce nouveau succès, Christel Dewalle décroche son sixième titre sur le kilomètre vertical du Marathon du Mont-Blanc. Elle s'était déjà imposée en 2013, 2019, 2023, 2024 et 2025 : treize ans séparent sa première victoire de la dernière. Dans un sport où les carrières se jouent souvent sur quelques saisons, cette régularité au plus haut niveau force le respect.

Et son week-end ne s'arrête pas là. Cinq jours plus tôt, le 21 juin, Dewalle remportait déjà la Neirivue–Moléson, une exigeante course de montagne fribourgeoise de 10,6 km pour 1 290 m de dénivelé jusqu'au sommet du Moléson, dans les Préalpes suisses. Elle s'y était imposée en 1 h 12 min 32 s, devant la Suissesse Selina Burch et la Française Léane Rossat. Deux victoires en une semaine, sur deux terrains différents : la marque des très grandes.

Détail savoureux pour le public suisse : à Neirivue–Moléson, le scénario s'est rejoué côté masculin. Rémi Bonnet y a battu son propre record de l'épreuve avant d'aller s'imposer une semaine plus tard sur le 42 km du Marathon du Mont-Blanc. Le même doublé que Dewalle, à quelques jours d'intervalle.

Marathon du Mont-Blanc 2026 : ce qu'il faut retenir

Au-delà des chronos, le Marathon du Mont-Blanc 2026 raconte quelque chose d'utile pour tout coureur amateur. La victoire de Rémi Bonnet rappelle qu'on peut traverser une saison blanche et revenir devant : la patience fait partie de l'entraînement. Le pari tactique de la Flégère montre que connaître ses points faibles (ici, la descente face à un meilleur descendeur) vaut mieux que de les ignorer. Et la longévité de Christel Dewalle illustre une vérité que l'on répète souvent ici : la progression durable se construit sur des années, pas sur une seule course.

La prochaine fois que tu prépares un objectif, garde ces trois leçons en tête : sois patient avec ta forme, cours selon tes forces, et raisonne en saisons plutôt qu'en semaines. Pour creuser comment appliquer ça à ton niveau, écoute les épisodes d'Au-delà du mur et abonne-toi pour ne rien manquer des prochains débriefs de course.

Résultats complets et officiels : marathonmontblanc.fr