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Quand on parle de sport pendant la grossesse, les croyances prennent souvent toute la place : “tu vas faire du mal au bébé”, “arrête de courir”, “ne touche pas au périnée sinon tu vas te déchirer”… Résultat : certaines femmes se retrouvent à douter, à culpabiliser, ou à arrêter par peur — parfois après une remarque de trop.

Dans l’épisode, j’échange 👨🏾‍🦱 avec Douanka Gendreau, physiothérapeute spécialisée en rééducation périnéale et pelvienne, enseignante à La Clinique Du Coureur, et cofondatrice de Pelvi Life. L’objectif n’est pas de donner une “recette”, mais de clarifier ce qui relève des mythes, et de proposer des repères à discuter avec un(e) professionnel(le) de santé selon chaque situation. (Cet article ne remplace pas un avis médical.)

Sport pendant la grossesse : mythes, pression… et réalité

Douanka rappelle une idée simple : le sport pendant la grossesse n’est pas automatiquement “dangereux” quand la grossesse n’a pas de complication. Ce qui fait dérailler la discussion, ce sont les injonctions (“tu dois” / “tu ne dois pas”), alors que la réalité dépend du vécu, de l’historique sportif, du confort, et du contexte médical.

Et surtout : “ne pas tout contrôler” n’est pas un échec. On peut faire les choses “au mieux”, et malgré tout vivre un accouchement différent de ce qu’on imaginait. Ça vaut pour le sport pendant la grossesse… et pour beaucoup d’aspects de la parentalité.

 Plancher pelvien : contracter ET relâcher (le point qui change tout)

Le passage le plus marquant de l’épisode : le plancher pelvien n’est pas une consigne de “serrage permanent”. Douanka insiste sur le fait que travailler cette zone, c’est apprendre deux compétences :

  • la contraction (activation),

  • et le relâchement (détente).

Pourquoi c’est important pour le sport pendant la grossesse ? Parce que la grossesse modifie la posture, la respiration, les pressions abdominales et la charge sur cette zone. L’enjeu devient alors la coordination, la conscience corporelle, et la capacité à sentir ce qui se passe — pas la performance.

Elle déconstruit aussi une croyance fréquente : “renforcer = plus de déchirures”. Dans l’épisode, elle explique que si le travail inclut bien contraction ET relâchement, l’objectif est justement de mieux contrôler… et mieux laisser aller quand il faut.

Courir enceinte : comment ça s’adapte selon les trimestres

Autre point important : le sport pendant la grossesse se transforme souvent “tout seul”. Beaucoup de coureuses adaptent naturellement leur rythme, leur volume, ou alternent course et marche. Certaines continuent jusqu’à très tard, d’autres basculent vers une activité plus confortable.

Douanka rappelle aussi que le premier trimestre peut être rude (fatigue, nausées). Puis, si l’énergie revient, il devient plus simple de retrouver une régularité. Enfin, en fin de grossesse, l’abdomen plus lourd peut rendre certains sports moins agréables — et ce n’est pas “abandonner”, c’est s’adapter.

Là encore, l’idée n’est pas de dicter quoi faire, mais de normaliser une réalité : le sport pendant la grossesse n’est pas un test de volonté. C’est une négociation permanente avec le corps.

 Le rôle du partenaire : soutenir sans culpabiliser

J’ai aimé la façon dont Douanka parle du partenaire : il/elle peut être un soutien pour “aider à bouger”… ou au contraire pour “aider à lever le pied”, selon le profil.

Concrètement, le meilleur rôle n’est pas de trancher (“tu cours / tu ne cours pas”), mais de réduire la charge mentale :

  • aider à créer des conditions simples (temps, logistique, tranquillité),

  • encourager l’écoute de soi,

  • et surtout éviter la culpabilité.

Parce que la culpabilité — sur le corps, la douleur, le scénario de naissance — est un piège fréquent. Et le sport pendant la grossesse ne devrait jamais devenir une source de honte.

Quand demander un avis pro (et pourquoi c’est OK)

Dans l’épisode, on comprend aussi que “se faire accompagner” n’est pas réservé aux problèmes. Une physio spécialisée, une sage-femme, une gynécologue, une doula : ce sont des ressources qui peuvent aider à clarifier, rassurer, et adapter.

Et c’est peut-être le message le plus utile : si quelque chose inquiète, si une douleur surprend, ou si l’anxiété prend le dessus, demander un avis pro n’est pas dramatique. C’est une manière responsable d’aborder le sport pendant la grossesse — sans jouer au médecin sur Internet.

Conclusion

Ce que je retiens : le sport pendant la grossesse peut être un allié, à condition de sortir des injonctions et de remettre la femme au centre (confort, contexte, sécurité, accompagnement). Et côté partenaire : on ne “dirige” pas, on soutient.

Juste en dessous, je te recommande aussi d’écouter d’autres épisodes “sport au féminin”.

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