Ultra simple : courir pour se reconnecter à l'essentiel 🏃♂️🌱
Et si courir devenait un acte de résistance ? Un geste simple, conscient, débarrassé du superflu et reconnecté à l'essentiel ? Dans cet épisode d'Au-delà du mur, Olivier Crouvizier, auteur du livre Ultra Simple, nous partage son cheminement personnel et sa vision d'une pratique sportive plus responsable. 📘🎧
Ingénieur en chimie de formation, Olivier a d'abord connu une carrière classique dans l'industrie, avec ses paradoxes éthiques et ses absurdités organisationnelles. Il y vivra un "burn-out éthique", une déconnexion totale entre ses valeurs profondes et le travail qu'on lui demandait d'accomplir. C'est de cette rupture qu'est née une lente mais puissante transformation, où la course à pied s'est imposée comme boussole. 🧭
Dans cet épisode, on parle de ses débuts en course ⚡️, de ses errances et de la manière dont il a déconstruit un à un les dogmes du coureur moderne : alimentation industrielle 🍽️, obsession des données 📊, quête de performances 🏆 et accumulation de dossards 🏋️. Avec franchise et humilité, Olivier raconte comment il a quitté Strava 🗳️, redéfini son rapport à l'effort, et appris à voyager sans partir, en explorant les chemins près de chez lui 🌽🛃.
Loin du discours culpabilisant, Ultra Simple propose une autre façon de vivre le sport. Une pratique alignée avec ses valeurs, où l'on questionne son matériel 🛅, ses déplacements 🚋, son alimentation 🥗, mais aussi le sens de ce que l'on fait ❓. Un regard lucide, mais jamais donneur de leçons, sur la transformation possible de nos habitudes. 🔄
L'épisode aborde aussi le rôle des élites dans la transition écologique 🌼️, à travers les figures d'Andy Symonds et de Xavier Thévenard, et présente la naissance d'un mouvement : Ultra Simple, qui vise à redonner du sens au trail et au sport en général. 🚀
Un épisode riche, à la fois introspectif, inspirant 🌟 et profondément utile pour tous ceux qui veulent ralentir, se recentrer 🌎 et courir autrement. ⛵️
📅 Prenez 5 minutes, puis 1 heure : Commencez par lire cet article, puis écoutez l'épisode pour plonger dans le parcours d'Olivier Crouvizier et découvrir les clés d'une pratique plus alignée avec vos valeurs. ✨
Préparez-vous à découvrir l’Himalayan XTRI, un triathlon extrême qui se déroule au Népal à plus de 4000 mètres d’altitude. Cet événement unique de la ligue Xtri World Tour représente le défi ultime pour les coureurs et triathlètes en quête de sensations fortes. Dans cet article, nous explorons la préparation, la stratégie et l’état d’esprit nécessaires pour affronter ce triathlon extrême, à travers le témoignage de Julien Barbey, triathlète amateur suisse. Si vous cherchez à comprendre comment repousser vos limites dans des conditions hostiles, ce récit sur l’Himalayan XTRI est fait pour vous.
Qu’est-ce que l’Himalayan XTRI ?
L’Himalayan XTRI n’est pas un triathlon classique. Contrairement aux formats Ironman standards (3,8 km de natation, 180 km de vélo, 42 km de course), cette épreuve intègre des conditions de montagne extrêmes, de l’eau froide, de la nuit et une météo imprévisible. L’édition 2025 est prévue le 10 mai, avec un départ à 4 heures du matin pour la natation.
La difficulté réside dans les statistiques : seulement 10 % des athlètes parviennent à terminer la course. En 2024, seuls 4 finishers sur 27 participants ont franchi la ligne d’arrivée. Ce triathlon extrême demande une préparation physique et mentale hors norme, car il s’apparente à un double Ironman en termes d’effort global, étalé sur plus de 17 heures d’effort pour les plus rapides.
Un défi personnel né dans l’enfance
Pour Julien Barbey, menuisier de métier et triathlète passionné, ce projet est l’aboutissement d’une carrière sportive débutée en 2013. Mais au-delà de la performance, c’est une histoire personnelle qui motive cette quête. Julien explique que son endurance vient de son enfance dans le village de Frasses, où il devait parcourir de longues distances à vélo ou à pied pour des tâches quotidiennes, comme aller chercher le pain.
Cette habitude de l’effort long s’est transformée en une passion pour la longue distance. Après avoir traversé des épreuves de vie difficiles, notamment une tumeur entre 2015 et 2018 et un divorce en 2012, Julien a choisi de canaliser son énergie dans le sport. Pour lui, l’Himalayan XTRI est l’objectif de carrière, un moyen de se prouver sa capacité à surmonter l’adversité sans chercher à compenser un passé douloureux, mais simplement par amour du dépassement de soi.
La stratégie pour finir l’Himalayan XTRI
Face à un tel triathlon extrême, l’improvisation n’est pas permise. Julien Barbey a mis en place une stratégie rigoureuse basée sur l’analyse des données des précédents finishers. Il a étudié les temps de passage moyens pour chaque discipline afin de définir ses propres objectifs.
La natation en eau froide
La première épreuve consiste en 3,8 km de natation dans le lac de Pokhara, intégralement de nuit. La température de l’eau est comparable à celle du lac de Neuchâtel en juin, nécessitant une combinaison. La moyenne des finishers est de 51 minutes. Julien, qui a un record personnel de 1h05 sur cette distance, sait qu’il devra concéder un retard qu’il espère combler lors des étapes suivantes.
Le vélo technique en altitude
Le segment vélo comprend 165 km avec 3900 mètres de dénivelé positif. Le parcours emprunte trois cols équivalents aux grands cols alpins suisses, avec des pentes atteignant 20 %. La technicité des descentes sur des routes parfois endommagées par la mousson impose une grande prudence. Julien a adapté son matériel avec des pneus de 30 mm et travaille sa position sur le vélo pour sécuriser les descentes, s’inspirant des techniques de cyclistes professionnels comme Van der Poel.
Le trail à 4000 mètres
La dernière discipline est un trail de 45 km avec 3200 mètres de dénivelé positif, montant jusqu’à 4000 mètres d’altitude. C’est ici que se joue la course. Un cut-off (temps limite) sévère est fixé à 17h45 au « Hike Camp », situé à 3500 mètres d’altitude et au 21e kilomètre de la montée. Ne pas atteindre ce point à l’heure signifie l’élimination immédiate. C’est l’objectif primaire de Julien : franchir ce cap pour devenir virtuellement finisher.
L’importance de l’accompagnement et du partage
Un triathlon extrême comme l’Himalayan XTRI ne se vit pas seul. Julien Barbey sera épaulé par une équipe logistique composée de Christophe et René. Christophe, rencontré lors d’un précédent défi de 24 heures entre Belfort et Cassis, jouera un rôle crucial lors du segment de course à pied. Il agira comme lièvre, capable de soutenir Julien physiquement et mentalement lorsque la fatigue deviendra insoutenable.
Pour Christophe, l’important n’est pas la performance chronométrique, mais le partage de l’aventure. « C’est Julien qui dirige, c’est sa course », explique-t-il. Cette philosophie du partage est au cœur de leur démarche. Ils privilégient les moments de convivialité durant l’entraînement, comme s’arrêter pour un café ou une tarte au milieu d’une sortie, plutôt que de chercher uniquement la performance brute.
Cette approche vise aussi à inspirer les plus jeunes et à créer du lien intergénérationnel dans le sport. Julien et Christophe souhaitent montrer que la dimension humaine et l’amitié priment sur les résultats chiffrés. Pour eux, 90 % du temps est consacré à la préparation : autant en profiter pour créer des souvenirs durables.
Se préparer mentalement à l’échec et à la réussite
La préparation mentale est aussi importante que la préparation physique pour un triathlon extrême. Julien Barbey a travaillé toute l’année sur la gestion de l’échec, suite à une course en Écosse où il n’avait pas atteint ses objectifs. Il a appris à transformer la frustration en levier positif et à accepter que tout ne se passe pas toujours comme prévu.
Son état d’esprit pour l’Himalayan XTRI est clair : profiter des 222 jours de préparation autant que de la course elle-même. Il considère que la réussite ne se mesure pas uniquement à l’arrivée, mais à la capacité de grandir personnellement à travers l’effort. Que ce soit pour terminer dans le top 15 ou simplement pour franchir la ligne dans les temps, l’important est de vivre l’instant présent et de savourer chaque kilomètre.
Conclusion : osez repousser vos limites
L’Himalayan XTRI est bien plus qu’une course : c’est une aventure humaine qui teste le courage, l’humilité et la solidarité. Que vous soyez coureur amateur ou athlète confirmé, l’histoire de Julien Barbey et de son équipe prouve que les défis les plus fous sont accessibles avec la bonne préparation et le bon état d’esprit.
Si ce récit vous a inspiré, n’hésitez pas à écouter l’épisode complet du podcast « Au-delà du mur » pour découvrir tous les détails de cette préparation exceptionnelle. Et vous, quel est le défi qui vous ferait vibrer ?
euse basée sur l’analyse des données des précédents finishers. Il a étudié les temps de passage moyens pour chaque discipline afin de définir ses propres objectifs.
La natation en eau froide
La première épreuve consiste en 3,8 km de natation dans le lac de Pokhara, intégralement de nuit. La température de l’eau est comparable à celle du lac de Neuchâtel en juin, nécessitant une combinaison. La moyenne des finishers est de 51 minutes. Julien, qui a un record personnel de 1h05 sur cette distance, sait qu’il devra concéder un retard qu’il espère combler lors des étapes suivantes.
Le vélo technique en altitude
Le segment vélo comprend 165 km avec 3900 mètres de dénivelé positif. Le parcours emprunte trois cols équivalents aux grands cols alpins suisses, avec des pentes atteignant 20 %. La technicité des descentes sur des routes parfois endommagées par la mousson impose une grande prudence. Julien a adapté son matériel avec des pneus de 30 mm et travaille sa position sur le vélo pour sécuriser les descentes, s’inspirant des techniques de cyclistes professionnels comme Van der Poel.
Le trail à 4000 mètres
La dernière discipline est un trail de 45 km avec 3200 mètres de dénelé positif, montant jusqu’à 4000 mètres d’altitude. C’est ici que se joue la course. Un cut-off (temps limite) sévère est fixé à 17h45 au « Hike Camp », situé à 3500 mètres d’altitude et au 21e kilomètre de la montée. Ne pas atteindre ce point à l’heure signifie l’élimination immédiate. C’est l’objectif primaire de Julien : franchir ce cap pour devenir virtuellement finisher.
L’importance de l’accompagnement et du partage
Un triathlon extrême comme l’Himalayan X-TRI ne se vit pas seul. Julien sera épaulé par une équipe logistique composée de Christophe et René. Christophe, rencontré lors d’un précédent défi de 24 heures entre Belfort et Cassis, jouera un rôle crucial lors du segment de course à pied. Il agira comme lièvre, capable de soutenir Julien physiquement et mentalement lorsque la fatigue deviendra insoutenable.
Pour Christophe, l’important n’est pas la performance chronométrique, mais le partage de l’aventure. « C’est Julien qui dirige, c’est sa course », explique-t-il. Cette philosophie du partage est au cœur de leur démarche. Ils privilégient les moments de convivialité durant l’entraînement, comme s’arrêter pour un café ou une tarte au milieu d’une sortie, plutôt que de chercher uniquement la performance brute.
Cette approche vise aussi à inspirer les plus jeunes et à créer du lien intergénérationnel dans le sport. Julien et Christophe souhaitent montrer que la dimension humaine et l’amitié priment sur les résultats chiffrés. Pour eux, 90 % du temps est consacré à la préparation : autant en profiter pour créer des souvenirs durables.
Se préparer mentalement à l’échec et à la réussite
La préparation mentale est aussi importante que la préparation physique pour un triathlon extrême. Julien a travaillé toute l’année sur la gestion de l’échec, suite à une course en Écosse où il n’avait pas atteint ses objectifs. Il a appris à transformer la frustration en levier positif et à accepter que tout ne se passe pas toujours comme prévu.
Son état d’esprit pour l’Himalayan X-TRI est clair : profiter des 222 jours de préparation autant que de la course elle-même. Il considère que la réussite ne se mesure pas uniquement à l’arrivée, mais à la capacité de grandir personnellement à travers l’effort. Que ce soit pour terminer dans le top 15 ou simplement pour franchir la ligne dans les temps, l’important est de vivre l’instant présent et de savourer chaque kilomètre.
Conclusion : osez repousser vos limites
L’Himalayan X-TRI est bien plus qu’une course : c’est une aventure humaine qui teste le courage, l’humilité et la solidarité. Que vous soyez coureur amateur ou athlète confirmé, l’histoire de Julien et de son équipe prouve que les défis les plus fous sont accessibles avec la bonne préparation et le bon état d’esprit.
Si ce récit vous a inspiré, n’hésitez pas à écouter l’épisode complet du podcast « Au-delà du mur » pour découvrir tous les détails de cette préparation exceptionnelle. Et vous, quel est le défi qui vous ferait vibrer ?
Avec l’arrivée du printemps, les grandes courses populaires font leur retour : le semi-marathon de Zurich, les 20 km de Lausanne, le Grand Prix de Berne... Ces événements marquent souvent l’aboutissement de plusieurs semaines de préparation. Pour beaucoup de coureurs amateurs, c’est un objectif phare de la saison, atteint au prix d’un entraînement régulier, parfois contraignant, et souvent au détriment du temps en famille ou du repos.
À l’approche du jour J, une question revient avec insistance : que faut-il faire pour être prêt ? Et une fois la ligne d’arrivée franchie, comment éviter le fameux blues post-course ?
Dans cet épisode du podcast Au-delà du mur, Hugo Cabral reçoit Véronique Durrer, formatrice chez Swiss Olympic et entraîneure expérimentée. Ensemble, ils passent en revue les éléments clés à maîtriser pour optimiser la phase d’affûtage avant une course, et pour bien gérer l’après-course.
🧘♂️ L’affûtage : la dernière ligne droite avant la course
L’affûtage, ou tapering, est une période stratégique dans la préparation d’une course comme un semi-marathon. Il s’agit de réduire progressivement l’intensité des entraînements afin d’arriver en pleine forme le jour de la compétition.
Véronique Durrer rappelle que cette phase ne signifie pas l’arrêt total de l’activité, mais plutôt une diminution intelligente de la charge. Pour les coureurs les plus expérimentés, 3 à 5 jours d’affûtage suffisent. Pour ceux qui préparent leur premier semi-marathon, il est recommandé de prévoir jusqu’à 10 jours de réduction progressive du volume. L’objectif est simple : arriver frais sans perdre les bénéfices de l’entraînement accumulé.
Durant cette période, il est essentiel de conserver une certaine régularité pour ne pas désorganiser le corps et l’esprit. La fréquence des séances peut être maintenue, mais leur durée et leur intensité doivent être réduites. Il faut aussi éviter de commettre des erreurs fréquentes comme tester de nouvelles chaussures, modifier son alimentation ou réaliser une séance intense de dernière minute. Ces faux pas peuvent compromettre des mois de préparation.
🍝 Nutrition avant la course : ce qu’il faut savoir
Un autre élément souvent négligé concerne la nutrition avant une course longue. Contrairement à un 10 km, une course comme un semi-marathon nécessite une attention particulière sur le plan alimentaire.
Dans les jours précédents, il faut éviter les repas trop riches ou trop gras, privilégier une alimentation digeste et bien s’hydrater. Le jour J, un petit-déjeuner testé à l’entraînement est vivement recommandé. Et si vous comptez prendre un gel énergétique ou une collation pendant la course, il est indispensable de l’avoir expérimenté au préalable à l’entraînement pour éviter tout désagrément gastrique.
🧭 Après la course : le flottement… et le rebond
Une fois l’objectif atteint, place à une autre phase parfois sous-estimée : la récupération physique et mentale.
Beaucoup de coureurs ressentent un mélange d’euphorie et de vide. Ce sentiment, appelé blues post-course, est courant, surtout lorsqu’un objectif important vient d’être atteint.
Il est donc essentiel de prévoir une phase de récupération après un semi-marathon ou un marathon. Véronique Durrer conseille de s’accorder une semaine de pause pour un semi, et davantage pour un marathon, afin de permettre au corps de se régénérer. Pendant cette période, observez votre sommeil, votre motivation, vos douleurs éventuelles. Et ne culpabilisez pas de ne pas avoir envie de vous entraîner tout de suite : c’est une phase normale et bénéfique.
🔁 Et si la course ne se passe pas comme prévu ?
Malgré toute la préparation, il peut arriver que la course ne reflète pas vos efforts.
Dans ce cas, il est important de prendre du recul et d’analyser les causes. Météo difficile, erreur de rythme, nutrition mal gérée… autant de facteurs peuvent impacter la performance. Pour rebondir, Véronique recommande de prévoir en amont une course de secours : une course similaire, quelques semaines plus tard, qui permet de remettre les choses à plat et de reprendre confiance.
Cette stratégie fonctionne très bien pour les coureurs amateurs, car elle donne une deuxième chance sans repartir de zéro.
🎉 Célébrer, planifier, avancer
Votre saison ne se résume pas à une seule course. Prenez le temps de savourer votre réussite, de célébrer chaque progrès… et de vous projeter avec plaisir vers la suite.
“Le plaisir doit toujours rester au cœur de votre pratique. Souriez sur la ligne d’arrivée. Et pensez déjà à la suite, mais sans précipitation.” — Véronique Durrer
🎧 Écoutez l’épisode complet
Dans cet épisode, vous trouverez des réponses concrètes à toutes vos questions sur l’affûtage, la récupération post-course, la gestion de la motivation et la planification d’une saison de course à pied. Que vous soyez coureur débutant ou amateur régulier, vous en ressortirez avec des outils simples et efficaces pour progresser tout en respectant votre équilibre de vie.
👉🏾 Cliquez sur le player ci-dessous pour écouter l’épisode complet.
📲 Abonnez-vous au podcast
Le podcast Au-delà du mur est disponible sur toutes les plateformes d’écoute : Spotify, Apple Podcasts, Deezer…
⭐ Pensez à laisser une note 5 étoiles et un commentaire sympa, cela aide énormément à faire découvrir le podcast à d’autres passionnés de course à pied.
Bonne écoute… et surtout, bonne course !
🎁 En cadeau, tu trouveras la vidéo complète de notre discussion avec Véronique 🎥.