Le Kerzerslauf est une institution dans le monde de la course suisse. Chaque printemps, la localité de Kerzers — un village à la frontière des cantons de Fribourg et de Berne, en Suisse — se transforme en rendez-vous incontournable pour les coureurs de tous niveaux.
Cette année, la course fête sa 48e édition. Un chiffre qui dit tout : presque un demi-siècle de passion, de sueur et de dépassement de soi sur les routes de la Broye.
Le 15km reste le format phare. Et en 2026, ils seront 3 447 participants à s'élancer. Amateurs ou confirmés, jeunes ou vétérans, hommes et femmes : le Kerzerslauf rassemble. C'est ça, la magie de ce rendez-vous.
2. Kerzerslauf et les élites : les dossards à surveiller
Le Kerzerslauf attire chaque année des athlètes de tout premier plan. Cette édition ne fait pas exception.
Parmi les dossards de tête (blocs 10 et 11, départ 11h36–11h43), on retrouve notamment des coureuses kényanes dont la présence annonce toujours une bataille serrée sur les premières places. Jeronoh (dossard 510, KEN), Kwambai Gladys et Rutto Daizy (dossards 518–519, KEN) seront des noms à suivre à l'arrivée chez les femmes. Côté hommes, Kipchumba (dossard 23, KEN) figure également dans le premier bloc.
Mais le dossard le plus attendu dans cette édition est sans doute le dossard 1 : Matthias Kyburz (SUI, Liebefeld). Un nom qui dépasse largement les frontières de la course d'orientation. Huit fois champion du monde en CO, Kyburz s'est reconverti avec un talent rare sur route et sur marathon. En février 2025, il signait 2h06:48 à Séville — deuxième meilleur chrono suisse de tous les temps sur la distance. En novembre 2025, il terminait 5e du Marathon de New York en 2h09:55, parmi les meilleurs coureurs européens de la course. Et dans quelques semaines — le 12 avril — il s'élancera au Marathon de Paris avec l'ambition d'améliorer encore ce bilan. Le Kerzerslauf est donc pour lui une sortie de préparation. Mais avec un tel profil, même en course de préparation, il sera difficile à suivre.
Autre dossard à surveiller de très près : le dossard 9, François Leboeuf (SUI, Aigle, team leboeuf), récent champion suisse de cross dans sa catégorie lors des championnats nationaux disputés à Langenthal — commune du canton de Berne, en Suisse — le 8 mars 2026. Un titre national qui dit clairement où il en est de sa forme en ce début de printemps.
Et chez Noé Piller (dossard 11, CA Marly, Bulle), représentant fribourgeois dans le premier bloc, la motivation ne manquera pas non plus sur ses terres.
3. Kerzerslauf et les représentants fribourgeois
Le Kerzerslauf, c'est aussi une fête locale. Kerzers est en territoire fribourgeois, et les clubs du canton répondent présent en masse.
Un coup de cœur particulier cette année pour Jennifer Azevedo (dossard 81003, AT Rechthalten, Rechthalten), coureuse fribourgeoise qui avait terminé meilleure Fribourgeoise lors du Morat-Fribourg en octobre 2025 — une course sur route parmi les plus populaires de Suisse romande, reliant les deux villes lacustres de Morat et Fribourg sur environ 18 km. Une performance marquante, qui en fait l'une des athlètes fribourgeoises à suivre demain.
Parmi les autres représentants fribourgeois :
Noé Piller (dossard 11, CA Marly, Bulle) — M20, premier bloc
Arnaud Goumaz (dossard 51, Cs Les Mottes, Romont) — M20
Xavier Berset (dossard 1092, CA Belfaux, Fribourg) — M45
Rachel Poffet (dossard 503, LAT sense, Tafers) — F35
Ces athlètes représentent la diversité des clubs fribourgeois : CA Belfaux, CA Marly, CS Les Mottes, LAT Sense, Pink Socks, AT Rechthalten, CAG Farvagny. Une belle carte de visite pour la région.
4. Kerzerslauf : l'ambiance et les chiffres de l'édition 2026
Quelques chiffres qui donnent le vertige :
3 447 participants inscrits sur le 15km
27 blocs de départ, du bloc 10 (11h36) au bloc 27 (12h32)
Des participants venus de toute la Suisse, mais aussi de France, d'Allemagne, du Portugal, du Kenya, de Grande-Bretagne, d'Italie et d'ailleurs
Des catégories allant des moins de 20 ans aux 75 ans et plus — preuve que courir n'a pas d'âge
Le Kerzerslauf, c'est ça : une course pour tout le monde. Le coureur qui vise le podium partage le même départ, la même route et la même ligne d'arrivée que celui qui court son premier 15km. C'est une des raisons pour lesquelles cette course suisse reste si populaire d'année en année.
5. Courir le Kerzerslauf sereinement : écoute cet épisode avant de partir
Si tu cours demain, il est encore temps de te préparer mentalement. J'ai consacré un épisode entier du podcast Au-delà du mur à cette course : comment gérer l'allure dès le départ, pourquoi la première montée en forêt vers le 5e kilomètre est un point stratégique, ce que représente la fameuse Ramsey Hill vers le 8e kilomètre, et comment relancer intelligemment à partir du 10,5e km quand le profil redevient favorable.
Un point pratique aussi : les ravitaillements du 15km sont uniquement liquides. Si tu as l'habitude d'un gel en course, pense à le prendre avec toi avant le départ.
Et une idée centrale qui revient dans cet épisode : marcher dans une montée difficile, ce n'est pas un échec. C'est parfois simplement la bonne décision. Celle qui te permet de finir fort plutôt que de tout donner trop tôt.
🎧 Écoute l'épisode ici, sur Apple Podcasts, Spotify ou Deezer :
Bonne course à tous les participants de cette 48e édition. Courez juste, courez avec plaisir.
Tu veux progresser en course à pied et tu n'as pas trop de temps?
Lors d'une récente discussion avec un expert, j'ai pu me rendre compte que l'entraînement en zone 2, n'est pas forcément la partie la plus importante si tu as envie de progresser en course à pied et de courir plus vite.
Vous avez terminé votre semi-marathon, votre marathon ou cette grosse descente en trail il y a quelques heures ?
Le sentiment d'accomplissement est encore là, l'adrénaline retombe doucement, et pourtant, vous le sentez déjà : les premiers tiraillements pointent le bout de leur nez dans vos quadriceps ou vos mollets. Vous le savez d'expérience : demain, ou plus probablement dans 48 heures, les courbatures seront là, potentiellement invalidantes.
C'est le scénario classique que vivent des milliers de coureurs amateurs chaque week-end. La question qui brûle les lèvres de tous, des débutants aux athlètes confirmés, est toujours la même : « Que faire concrètement pour limiter la casse et récupérer plus vite ? »
Faut-il se jeter immédiatement dans un bain glacé dès la ligne d'arrivée franchie ? Faut-il passer 20 minutes à se torturer sur un rouleau vibrant dernier cri ? Ou au contraire, faut-il privilégier l'immobilité totale et le repos ? Et si la solution venait de votre assiette avec des compléments comme le curcumin ?
Dans le dernier épisode du podcast Au-delà du mur, je ne me suis pas contenté de répéter des conseils génériques. J’ai pris le temps de décortiquer plusieurs méta-analyses scientifiques majeures publiées fin 2025 et début 2026. J’ai confronté ces données froides à ma propre expérience de terrain, notamment ma saison 2025 où j’ai battu tous mes records personnels tout en limitant la douleur.
L'objectif de cet article et de l'épisode associé est de faire le tri entre les mythes tenaces et la réalité physiologique pour mieux gérer vos courbatures sans tomber dans les pièges qui pourraient nuire à votre progression future.
1. 1. Comprendre l'origine des courbatures : Au-delà de la simple douleur
Avant de parler solutions, il est impératif de comprendre le problème dans sa globalité. Trop souvent, les courbatures sont assimilées à une simple fatigue musculaire ou à une accumulation d'acide lactique. C'est une erreur biologique fondamentale.
Les courbatures, ou Delayed Onset Muscle Soreness (DOMS) dans la littérature scientifique, sont un phénomène complexe qui apparaît typiquement 24 à 72 heures après un effort intense. Ce délai est crucial : si vous avez mal immédiatement, c'est une fatigue aiguë. Si la douleur culmine deux jours après, ce sont bien des courbatures.
Elles surviennent principalement lors d'efforts comportant une forte proportion de contractions excentriques. C'est le cas lorsque vous freinez votre poids de corps dans une longue descente de trail, ou lors de l'impact répété au sol durant un marathon sur route. Lors de ces mouvements, le muscle s'allonge tout en se contractant pour freiner le choc. Cette tension mécanique excessive provoque des micro-lésions au niveau des sarcomères, les unités contractiles du muscle.
Physiologiquement, le processus est le suivant :
Lésion structurelle : Des perturbations apparaissent au niveau des lignes Z des fibres musculaires.
Réponse inflammatoire : Le corps identifie ces micro-déchirures et envoie des cellules immunitaires (neutrophiles, macrophages) sur la zone pour nettoyer les débris cellulaires.
Œdème et douleur : Cette inflammation locale crée un gonflement intramusculaire qui comprime les terminaisons nerveuses, générant la douleur caractéristique des courbatures.
Le piège majeur dans lequel tombent beaucoup de coureurs est de vouloir supprimer totalement cette inflammation. Comme je l’explique longuement dans l’épisode, l’inflammation n’est pas l’ennemie ; c’est le signal d’alarme indispensable qui lance le processus de reconstruction et de surcompensation. Si vous bloquez ce signal trop brutalement (par exemple avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou un froid excessif mal timing), vous risquez de perturber l'adaptation musculaire.
L’objectif n’est donc pas de faire disparaître magiquement les courbatures, mais de gérer leur intensité pour qu'elles restent supportables et ne vous empêchent pas de reprendre un entraînement cohérent quelques jours plus tard.
2. Bain glacé et courbatures : L’arme à double tranchant révélée par la science
C’est sans doute le sujet qui fâche le plus dans le monde de la course à pied. Pendant des décennies, le bain glacé (Cold Water Immersion ou CWI) a été vendu comme la solution miracle absolue pour éliminer les courbatures. Les vestiaires des stades et les villages de course en étaient remplis.
Cependant, une méta-analyse majeure publiée début 2026 par Zhu et al. (que je détaille dans le podcast) vient bouleverser nos certitudes. Cette étude a passé au crible des dizaines d'essais randomisés pour évaluer l'efficacité réelle du froid.
Ce que dit l’étude de 2026 sur les courbatures
Les résultats sont nuancés et dépendent entièrement de votre objectif à court terme :
Le point positif : L’immersion dans l’eau froide (entre 11°C et 15°C, pendant 12 à 15 minutes) réduit significativement la perception de la douleur et diminue les marqueurs inflammatoires sanguins (comme la créatine kinase) dans les 24 à 48 heures. Si votre seul but est de vous sentir moins mal le lendemain matin, le bain froid fonctionne contre les courbatures.
Le point négatif (et crucial) : L'étude met en garde formellement. Le froid inhibe les voies de signalisation cellulaire responsables de l'hypertrophie et de la force. Concrètement, il réduit la puissance explosive et la force maximale pendant les 24 heures suivant l'immersion.
Mon analyse pour le coureur amateur
Si vous venez de finir un marathon et que votre seul objectif est de marcher correctement le lendemain pour rentrer chez vous, le bain froid est une option valable pour soulager les courbatures.
En revanche, si vous êtes en période de compétition rapprochée, ou si vous avez prévu une séance de seuil ou de côtes le surlendemain, le bain glacé est contre-productif. Vous risquez d'avoir moins de "punch" et de puissance à la foulée. La science montre que le froid "endort" la réactivité neuromusculaire.
La bonne stratégie optimisée :
Timing : N'utilisez le froid qu'à J+1 ou J+2, jamais immédiatement après l'effort si vous devez performer dans les 24h suivantes.
Profondeur : Une immersion partielle (jusqu’à la taille ou aux hanches) suffit pour soulager les jambes et gérer les courbatures sans provoquer un choc thermique systémique trop violent qui affecterait tout votre organisme.
Durée : 10 à 12 minutes suffisent. Au-delà, les bénéfices stagnent et les risques d'hypothermie légère augmentent.
3. Rouleaux vibrants et massages : Utiles ou non pour les courbatures ?
image avec un pistolet de massage
Autre grande question qui divise la communauté des coureurs : faut-il investir dans un rouleau vibrant haut de gamme ou prendre rendez-vous chez le kiné immédiatement après la course pour traiter les courbatures ?
Une autre étude pertinente de 2026, menée par Wu et al., s'est penchée spécifiquement sur cette comparaison entre rouleaux vibrants, rouleaux classiques (foam rolling) et étirements statiques post-effort.
Le verdict scientifique sur les courbatures
Les résultats sont surprenants pour beaucoup d'entre nous qui voyions le rouleau comme un outil de réparation mécanique :
Sur le plan physiologique : L'étude ne montre aucune différence statistiquement significative sur la raideur musculaire objective, la récupération de la force maximale ou les marqueurs inflammatoires à 48 heures entre les groupes ayant utilisé le rouleau et ceux n'ayant rien fait. Le rouleau ne "casse" pas les adhérences ni ne répare les fibres lésées responsables des courbatures.
Sur le plan psychologique et subjectif : En revanche, les athlètes ayant utilisé le rouleau vibrant ou reçu un massage rapportent systématiquement une meilleure perception de leur récupération et une sensation de jambes plus légères.
Mon conseil pratique
Il ne faut pas jeter le rouleau à la poubelle pour autant. Ne comptez simplement pas sur lui pour "réparer" vos fibres musculaires magiquement. Son pouvoir est avant tout neurologique et psychologique.
Si l'utilisation du rouleau vous aide à vous sentir moins "rouillé" mentalement face aux courbatures, alors foncez ! La récupération est un processus holistique qui inclut l'état mental. Si vous êtes détendu, moins stressé par la douleur, vous dormirez mieux. Or, c'est durant le sommeil profond que se sécrète l'hormone de croissance et que se fait la vraie réparation tissulaire. Le rouleau est donc un outil de confort et de gestion du stress, pas un outil de réparation structurelle des courbatures.
4. Mon astuce perso : La sortie de 30 minutes contre les courbatures
C’est le cœur de ma stratégie personnelle, celle que j’ai appliquée rigoureusement durant toute l’année 2025, une année où j'ai battu tous mes records personnels. Alors que la science débat sur les bienfaits relatifs du froid et des massages, ma pratique de terrain est formelle sur un point : l’immobilité totale est souvent la pire ennemie des courbatures.
Ma méthode de "relance active" : Le lendemain d’une course intense (qu'il s'agisse d'un semi, d'un marathon ou d'un trail technique), je ne reste pas couché. Je ne fais pas le "paresseux". Je m'impose une sortie très spécifique :
Durée : 30 minutes maximum. Pas une minute de plus.
Intensité : Très basse, en dessous du premier seuil aérobie. Je dois pouvoir tenir une conversation complète sans être essoufflé.
Terrain : Plat, sans dénivelé pour ne pas solliciter les muscles en excentrique.
Pourquoi ça marche si bien contre les courbatures ?
Vascularisation mécanique : Le mouvement doux agit comme une pompe. Cela relance la circulation sanguine et lymphatique sans créer de nouvelles lésions musculaires.
Nettoyage accéléré : Ce flux sanguin accru apporte des nutriments frais (acides aminés, glucose) aux muscles endommagés et évacue les déchets métaboliques et les médiateurs de l'inflammation beaucoup plus vite qu'au repos complet.
Ressenti psychologique : Chez moi, comme pour beaucoup de coureurs, les grosses courbatures arrivent toujours 48h après l’effort. Cette sortie de 30 minutes agit comme un tampon. Elle "huile la machine" et atténue considérablement le choc de rigidité que je ressentirais autrement le surlendemain.
C'est une astuce simple, gratuite, et qui a transformé ma façon de gérer l'après-course. Elle permet de transformer des courbatures paralysantes en une simple raideur gérable.
5. Renforcement musculaire : La prévention ultime des courbatures
Si je parle de récupération, il est impossible de ne pas aborder la prévention. Si vous souffrez énormément après chaque course, si vos courbatures vous clouent au lit pendant trois jours, c'est peut-être le signe que votre "châssis" n’est pas assez solide pour l'effort demandé.
En 2025, la clé de ma progression n'a pas été d'augmenter mon volume de course, mais d'intégrer un renforcement musculaire spécifique. Des fessiers puissants absorbent une grande partie des chocs de la descente, épargnant ainsi les quadriceps. Des mollets endurants et gainés limitent les micro-traumatismes à chaque foulée.
Intégrer deux séances de renforcement de 20 minutes par semaine (squats, fentes, gainage dynamique, pliométrie légère) est le moyen le plus efficace à long terme pour atténuer l’apparition future des courbatures. C'est la base fondamentale pour courir plus vite, plus loin, et rester en bonne santé sur la durée. Un muscle fort se déchire moins et s'enflamme moins qu'un muscle faible soumis à la même charge.
6. Curcumin et courbatures : La piste naturelle validée par la recherche
Je termine ce tour d'horizon par une piste naturelle passionnante mentionnée dans l'épisode et souvent oubliée : le curcumin.
Une revue systématique récente (Popescu-Radu et al., 2024) a évalué l'impact de la supplémentation en curcumin sur les dommages musculaires induits par l'exercice. Les résultats sont prometteurs pour la gestion des courbatures.
Le curcumin, grâce à ses puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires naturelles, semble aider à réduire la perception de la douleur et à limiter l'augmentation des enzymes musculaires (comme la créatine kinase) après un effort excentrique intense. Il agit en modulant les voies inflammatoires (comme NF-kB) sans les bloquer brutalement comme le feraient des médicaments chimiques.
Points de vigilance importants :
Biodisponibilité : Le curcumin seul est très mal absorbé par l'organisme. Pour qu'il soit efficace contre les courbatures, il est impératif de l'associer à de la pipérine (extraite du poivre noir) ou d'utiliser des formes technologiques encapsulées (comme les phytosomes ou les particules lipidiques) qui augmentent son absorption jusqu'à 2000 %.
Timing : La supplémentation semble plus efficace en prévention (quelques jours avant l'effort) et en cure continue durant les périodes d'entraînement chargées, plutôt qu'en prise unique après la course.
Ce n’est pas une solution magique qui remplacera le sommeil ou la nutrition, mais dans une approche globale, c’est un outil complémentaire intéressant pour les coureurs sujets à de fortes courbatures récurrentes.
Conclusion : Une approche globale pour mieux gérer ses courbatures
Les courbatures font intrinsèquement partie du jeu du coureur amateur qui accepte de se dépasser et de repousser ses limites. Elles sont la preuve que vous avez fourni un effort significatif.
Cependant, comme nous venons de le voir grâce aux études de 2026 et au retour d'expérience terrain, vous n’êtes pas obligé de les subir passivement en attendant que ça passe. Une stratégie intelligente combine plusieurs leviers :
Utilisez le froid avec une grande intelligence (privilégiez J+2, évitez J-1).
Utilisez le rouleau pour le bénéfice mental et la détente, pas comme une réparation miracle.
Adoptez systématiquement la sortie de "relance" de 30 minutes le lendemain.
Renforcez-vous toute l’année pour prévenir l'apparition des courbatures.
Explorez la piste du curcumin en complément nutritionnel si nécessaire.
Vous voulez entendre tous les détails, mes ressentis précis sur ma saison 2025, et approfondir chaque point de la gestion des courbatures avec des exemples concrets ?
🎧 Écoutez l'épisode en intégralité
Retrouvez ci-dessous le lecteur pour écouter l'épisode dès maintenant, ou continuez la lecture pour découvrir les points clés.
J'ai récemment publié un épisode dans lequel nous revenons avec mon invité sur la sacralisation de l'entraînement en zone 2. Si les sportifs d'élite peuvent accumuler des dizaines de bornes par semaine, c'est aussi parce que c'est leur métier. Mais pour les amateurs (comme moi) "l'école du volume" nécessite de consacrer de nombreuses heures d'entraînement en plus et le succès n'est pas forcément toujours au rendez-vous.
Le 10km de Payerne, c’est le retour des dossards, le retour du chrono… et souvent le premier 10 km de la saison. Si tu as déjà senti ce stress à l’échauffement (“et si je pars trop vite ?”, “et si j’ai mal mangé ?”), cet article te donne une check-list concrète. Objectif : arriver sur la ligne du 10km de Payerne avec un plan clair, sans improvisation.
Je cours le 10km de Payerne depuis 2019 et j’y reviens pour une raison simple : c’est un test parfait pour lancer l’année. Pas une finale. Cette course te permet de mesurer ta forme hivernale, ta gestion du rythme, ton mental… et ta capacité à rester lucide quand ça pique.
Convertisseur d’allure
Entre ton allure en min/km (ex: 4:30) ou ta vitesse en km/h.
L’autre champ se met à jour automatiquement.
Copié ✅
Le 10km de Payerne est un test, pas un verdict ✅
Ici, tu n’as pas besoin de “prouver” ta valeur dès le premier dossard. Tu viens chercher des informations :
Est-ce que mon allure cible est réaliste ?
Est-ce que je gère mon stress ?
Qu’est-ce que je dois ajuster pour la suite de la saison ?
Si ça ne se passe pas comme prévu, ce n’est pas “foutu”. C’est un feedback.
Reconnais le parcours (même si c’est près de chez toi) 🗺️
Erreur numéro 1 que je vois (et que j’ai faite) : arriver sans avoir repéré. Le 10km de Payerne est composé de deux boucles identiques, avec un dénivelé faible. Ça paraît “facile”… jusqu’au moment où tu te retrouves enfermé dans un virage ou surpris par une relance.
✅ Ce que je recommande avant la course :
20–30 min de repérage à vélo ou à pied
repérer 2 zones “relance” et 2 zones “calme”
identifier où se placer pour éviter les bords du parcours dans les virages
Reste dans ta bulle à l’échauffement 🎧
Sur le 10km de Payerne, l’échauffement peut te faire perdre la course avant même le départ. Je l’ai vécu : tu vois les autres courir longtemps, tu veux “faire sérieux”, tu allonges ton échauffement… et tu entames tes réserves.
Routine simple :
arrive 60 min avant
mets ton casque (anti-bruit si tu en as)
échauffement court, progressif, sans te comparer aux autres
Ton corps, ton rythme, ton objectif. Point.
3 repères ultra simples pour gérer l’allure ⏱️
Beaucoup partent au feeling… puis explosent. Sur cette course, je te conseille 3 repères :
Allure cible (ex : 5:00/km)
Split à 5 km (ex : 25:00)
Sensation (RPE) : vise 7/10 au début
Règle : si tu es déjà à 8–9/10 au km 2, ralentis. Si tu te sens “trop bien”, garde ton calme : ce n’est pas dans les 2 premiers kilomètres que tu gagnes, c’est souvent là que tu perds.
Tenue, météo, vent : décide la veille 🌬️👕
Le 10km de Payerne est souvent venté. Et le vent change tout : ressenti, cadence, mental. La veille :
vérifie la météo (et surtout le vent)
prépare ta tenue complète
habille-toi “comme s’il faisait 10°C de plus” (repère simple)
Le matin, tu n’as plus qu’à exécuter.
Ravitaillement : zéro nouveauté 🥤
Sur 10 km, tu peux souvent courir sans manger. Mais si tu prends quelque chose sur le 10km de Payerne, reste sur du connu (souvent liquide). 🚫 Pas de nouveau gel, pas de nouvelle barre : à cette intensité, l’estomac ne pardonne pas.
Stratégie : negative split, positive split, ou allure constante 🧠
Sur le 10km de Payerne, tu as 3 options :
Negative split : 1re boucle un peu plus lente, 2e plus rapide (solide)
Positive split : tu pars fort, tu subis à la fin (risqué)
Allure constante : tu “serres les dents” du début à la fin (simple, exigeant)
Si c’est ton premier dossard, negative split ou allure constante bien calibrée sont souvent les plus sûrs.
Chaussures carbone : pas le jour J 👟
Les plaques carbone peuvent aider certains profils… mais elles ne sont pas un miracle. Et surtout : si tu ne les as jamais testées, ne les sors pas sur le 10km de Payerne. Le meilleur gain, c’est la maîtrise : sommeil, routine, repères, exécution.
Plan d’attaque (semaine avant + jour J) 🗓️
J-7 : dernier entraînement “utile”
dernière semaine : pas de séance très intense → priorité fraîcheur
J-3 : check tenue/chaussures/logistique
veille : repos + repas digeste
jour J : petit-déj habituel, arrivée tôt, bulle mentale
Le 10km de Payerne, c’est ton départ, pas ta finale. Ta mission : ne pas improviser, rester dans ta bulle, et courir avec des repères simples. Et si ça se passe moins bien que prévu, tu ajustes et tu reviens plus fort.
💬 Question : quel conseil tu donnerais à ton “toi” d’il y a 5 ans avant un 10 km ?
🎧 À toi de jouer
Si tu prépares le 10km de Payerne, écoute l’épisode complet juste en dessous : je détaille la routine “anti-panique”, la stratégie d’allure, et les erreurs à éviter la semaine avant. Abonne-toi au podcast sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer (ou ta plateforme préférée) et laisse un avis ⭐⭐⭐⭐⭐ : ça aide vraiment à faire grandir la communauté. 🙌
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Que ce soit des infos sur le parcours, les vestiaires, ou les emplacements stratégiques, tu trouveras tous sur le site internet.