Mieux dormir, c’est le levier de progression le plus sous-estimé chez le coureur amateur. Dans cet épisode, je remonte le fil de mes recherches sur le sommeil — et j’ai eu quelques surprises.
Première surprise : contrairement à ce que je pensais, on ne dort pas moins qu’avant. Une revue systématique portant sur 12 études issues de 15 pays, des années 60 aux années 2000, montre que la durée de sommeil a augmenté dans sept pays et diminué dans six. Ce qui s’est effondré, en revanche, c’est la qualité. En Suisse, les troubles du sommeil sont passés de 28 % de la population en 1997 à 33 % en 2022, selon l’Office fédéral de la statistique.
Au programme : comment la canicule bloque ton endormissement et les gestes concrets pour rafraîchir ton intérieur sans climatisation, ce que sont vraiment les cycles de sommeil et à quoi sert le sommeil profond pour la récupération après une course, le lien entre mauvaises nuits et troubles musculo-squelettiques, la place du sport et le meilleur moment pour t’entraîner, et enfin ce que valent réellement les montres connectées qui mesurent ton sommeil.
Tu découvriras aussi l’orthosomnie, ce phénomène où l’obsession du score de sommeil devient le problème lui-même.
Mieux dormir n’est pas un sujet de sportif : c’est un pilier de santé. Mais pour progresser en course à pied et rester dans la prévention des blessures, c’est là que tout se joue. Tu ne progresses pas pendant l’entraînement, tu progresses pendant que tu dors.